Archives des tags : deuil

C’est dans l’ordre des choses mon amour. . .

ages-de-la-vie

« L’ordre des choses »… Partir dans l’ordre. Les plus vieux d’abord, puis les suivants, etc. Le cycle naturel de la Vie. C’est une phrase que j’aurais pu dire à ma fille alors que nous pleurions son grand-père disparu, il y a quelques semaines.

« L’ordre des choses »… Une phrase que je n’ai pas dite. Je ne trouvais pas qu’il y ait un ordre quelconque dans l’incompréhension et la douleur. Il s’en était allé et nous restions là, accablés, courbaturés de tristesse, dépossédés par une voleuse à grande faux.

« L’ordre des choses », c’est pourtant cette même phrase que je me suis entendue dire, hier soir, alors que ma fille retombait dans les enfers d’une tragédie, celle de la mort soudaine de son ami Tim, fauché par une rupture d’anévrisme à l’âge où l’on se croit encore éternel.

Oui, il y avait donc bien un ordre. Un ordre plus tolérable, un ordre plus supportable. Les grands-parents partent avant les parents qui partent avant les enfants. Et avant-hier, c’est un enfant qui est parti. Un jeune garçon à l’orée de sa vie qui aurait dû devenir, à son tour, un papa puis un papy.

Nous étions là, face à l’intolérable, à l’insupportable. Je ne pouvais qu’offrir ma présence et tenter de justifier ce qui nous effraie le plus: la fin de la vie… et la continuité pour ceux qui restent.

Nous avons parlé de longues heures, elle et moi. Je la regardais m’écouter défendre l’envie de vivre face à la mort, lui promettre qu’elle n’était en rien responsable ni « maudite » comme elle semblait vouloir le croire et que oui, nous traversions tous des tempêtes, parfois dévastatrices, mais qu’elles faisaient partie du voyage. Elle m’écoutait lui dire que l’amour abolit les frontière entre la vie et la mort et qu’il est éternel. Lui dire que le bonheur, le rire, le plaisir et la joie peuvent cohabiter avec le deuil, le manque, la tristesse et la colère. Que l’on peut rire après avoir pleuré et pleurer après avoir ri.

Je la regardais et je me sentais fière de ce petit « piou-piou-à-sa-môman » devenue cette belle jeune fille essayant de donner un sens au tragique, cherchant à comprendre ce qu’elle ressentait et comment elle allait devoir composer avec ce nouveau chapitre de son existence.

Puis quand vint l’heure du coucher, je la couvais d’amour… et priais secrètement qu’elle garde, au fond du coeur, l’intime conviction que la Vie est un miracle sans cesse renouvelé, un cadeau à ouvrir chaque jour que Dieu fait.

A NanNange et à Tim, tous deux partis bien trop tôt, ce qui n’est absolument pas « dans l’ordre des choses »…

 

 

Le jour où… j’ai arrêté de regarder Pierre Bellemare, mon idole.

Le jour où... j'ai arrêté de regarder Pierre Bellemare, mon idole. dans CHRONIQUES Image-2-300x257

« Ce que votre cerveau visualise votre corps le vit. »… Lorsque j’entendis pour la première fois cette théorie de la bouche même d’un de mes mentors, elle me glaça immédiatement le sang (j’en frémis encore !) et me plongea dans une durable perplexité. Qu’est-ce que cela signifiait ? Quoi ?! Est-ce que cela voulait dire qu’à chaque fois que je pensais ou imaginais des choses moches, affreuses et négatives, mon corps vivait « réellement » ces situations ? Quoi ?! Est-ce que cela voulait dire que toutes ces années (et elles furent nombreuses) où je me gavais comme une oie boulimique d’émissions morbides sur les tueurs en série – genre « Enquêtes impossibles » (Aaaah ! Pierre Bellemare, mon gourou…), « Suspect numéro 1″ – et j’en passe et des meilleures! – mon corps « subissait » par procuration toutes ces abominables horreurs ? Toutes les fois où je plongeais mon nez « fouineur » dans les pages « faits divers » du Parisien, mon corps « ressentait » la tristesse, la colère, le désespoir de toutes ces victimes ? Enfin chaque fois que je m’accusais de toutes les misères du Monde, ou que je voyais la Vie comme un gros nuage gris, mon corps « portait » le poids de la culpabilité universelle ?

- Oui… me répondit placidement l’infâme enseignant.

Okay…

Le coup fut rude. Je pris conscience que j’allais devoir faire le deuil* de toute une partie de mes habitudes terriblement addictives. Et un sentiment d’abattement m’envahit devant l’immense chantier à entreprendre.

« Comment cela était-il possible ?… Le cerveau est un organe intelligent ! Il sait faire la différence ! Je n’y crois pas !… » (1*)

« D’ailleurs on nous l’aurait dit plus tôt ! Qu’est-ce que c’est que cette éducation et cette société qui nous cachent des choses aussi importantes !… »(2*)

« Oh ! Mon dieu, mais peut-être est-ce trop tard ? Avec tout ce que je lui ai refilé comme cochonneries ! (et c’est sans compter mes 17 années de « Malboro-même-pas-light », mes 20 années d’ivresse mondaine et ma passion pour la charcuterie !… ») (3*)

« NonNon, on se calme… C’est pas si grave… Je pourrais bien m’en passer un peu de toutes ces « nourritures funestes ». Et puis une de temps en temps ça peut pas faire de mal … Non ?… « (4*)

« Oooh, miséricorde, quelle tristesse ! Je ne m’en remettrais jamais… » (5*)

(temps de réflexion)

« Bienbienbien… Après tout si c’est vrai alors, qu’est-ce que je risque à changer ces vilaines manies et à nourrir mon esprit de victuailles plus saines ? Et puis je suis responsable de ma vie. J’ai le choix. Je suis libre, nom de nom ! Allez, go go go !… »(6* et 7*)

1- Identification de mes « saboteurs », « mangeurs d’énergies » et autres « voleurs de temps » (journaux, télé, applis, ruminations, individus…)

2- Elimination par étapes

3- Respiration !

Résultat: Malgré quelques dérapages « contrôlés » (je reste humaine, non mais !) il s’avère que je viens de rendre à mes journées et à mes nuits leur légèreté, leur dynamisme et leur optimisme ! Je n’ai gardé que les infos du matin pour me tenir au courant des grands mouvements de ce Monde ! (8*). Aujourd’hui, et dans la mesure du possible, mon cerveau ne consomme que de bonnes choses: de bonnes lectures, de bons films, de bonnes pensées,  de bonnes rencontres, et de bonnes rigolades ! (9*)

Et vous ? De quoi nourrissez-vous votre cerveau ? Combien de temps passez-vous à regarder, lire ou entendre d’épouvantables nouvelles ? Quelles sont vos habitudes chronophages ? Qui sont vos « saboteurs » de bonne humeur ? Ces questions valent le coup d’être posées car plus qu’une légèreté retrouvée c’est aussi un temps précieux récupéré pour prendre soin de soi et des autres !

Bon à savoir n°1: Le cerveau est très réceptif et actif le soir avant de s’endormir. Prenez soin de lui offrir à ce moment là de quoi passer une bonne nuit !

Bon à savoir n° 2:

Les étapes du deuil*:

1*: Le déni

2*: La colère

3*: Le marchandage

4*: La tristesse

5*: L’acceptation

6*: Le pardon

7*: Le cadeau caché

8*: La sérénité.

petiterose29 |
Soeurs de Coeur, journal de... |
POINTS DE SUSPENSION ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ahosanna
| petits mots etc
| imhere