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Bonheurs et Crispations

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Un bonheur ne vient jamais seul. C’est vrai.
Il n’aime pas la solitude. Le bonheur aime être partagé, offert, dédié. Il veut être reconnu. Même lorsqu’il rentre par la petite porte. Par l’entrée des artistes. Paradoxe de la célébrité… Vouloir être préservé tout en étant reconnu. Mais ce qu’il aime avant tout, le bonheur, c’est mutualiser sa ribambelle de petits grains de sel pour nous (re-)donner le goût de vivre, le goût d’aimer. Il se révèle alors dans son addition, sa multiplication, dans la justesse de son assaisonnement.
Et tel un virus, il se propage à la vitesse de l’amour. Un baiser, une caresse, une douceur, un éclat de rire, un clin d’oeil, et le voilà qui se démultiplie. Distillé avec parcimonie, il adore jouer à Cache-Cache. Il excelle dans cette discipline. Car même à découvert, il reste mystérieux. Insaisissable. L’une de ses cachettes préférées ? Suspendu à trois petits points.

« Coucou, je pensais à toi… Bisous »

Un bonheur ne vient jamais seul. C’est vrai.
Il arrive souvent accompagné. Flanqué de sa tripotée d’antonymes. Je ne parle pas ici seulement de ses compagnons d’infortune comme le malheur, la tragédie, les désastres et autres calamités mais plutôt de sa bande de potes un poil exaspérants qui ne le lâchent pas d’une semelle. Une association de malfaiteurs composée de petites frappes tels que Agacement, Contrariété, Irritation, Guigne, Déception, Impatience, Ennui et Crispation avec lesquels nous devons composer chaque jour que Dieu fait. Car s’il y a bien une vérité dans ce bas-monde, c’est que – par principe – le bonheur est et sera régulièrement escorté par d’horripilants perturbateurs. Un peu comme une bernique sur sa baleine, un morceau de persil sur sa canine, des bouloches sur mon pull Zadig et Voltaire. Pareil.

Et s’il était besoin d’en faire la preuve, voici tout spécialement pour vous ma nouvelle saga d’été intitulée Bonheurs et crispations. Un patchwork de petites et grandes joies estivales et de leurs inséparables crispations. (J’aime le mot crispation qui résume parfaitement la réaction chimico-corporelle qui se produit lorsque surgit l’élément perturbateur opèrant une OPA hostile sur mon état de décontraction existentielle).

Dans un désordre assumé, non régulier, toujours spontané, je tenterai de retranscrire, au plus juste, l’inventaire de mes bonheurs contrariés mais qui finalement font que j’aime plus que tout cette existence faite d’autant de contractions que de relâchements. Et par les temps qui courent, c’est peu de le dire…

Allez c’est parti ! Tenez, pas plus tard qu’hier…

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Bonheurs & Crispations – Épisode n°1.

Lundi 1er août. 16h34. Six-Fours-Les-Plages.
Soleil au zénith. Mistral au taquet.

Alors que je pose mon séant encore immaculé (quoique déjà piqueté de petits points rouges gambas) sur la plage d’une petite ville côtière, en l’occurrence Six-Fours-les-plages qui, à mon grand effroi, n’a gardé de sa fonction de plage que le nom… (Sacrebleu ! Qui a eu l’idée totalement machiavélique de remplacer le doux tapis sablonneux de mon enfance par un tapis low cost de fakir ?)

Plage qui, ma foi, me vit grandir ponctuellement des décennies durant. Chaque vacances scolaires annonçait le même rituel:  2CV chargée à bloc + Autoroute du Soleil + Pépé Eugène (et sa balayette pour pieds ensablés) + Mémé Alfonsine (et son « Aïe ma fiiille » totalement inimitable) +  une paire de cousines + de la pastèque + de l’antésite = Bonheurs 100% garantis.

Un berceau d’amour inconditionnel aux saveurs épicées au creux duquel j’ai voulu, tout naturellement, cette année (si particulière pour moi) me nicher. Je ressentais, depuis des mois, le besoin impérieux de me fourrer à nouveau dans les jupons du passé pour y renifler les effluves d’une insouciance méditerranéo-familiale bénie qui seule pouvait m’aider à réparer, en toute sécurité, mon coeur cassé.

Bonne idée. Effet immédiat.

Hier donc, rien ne semblait pouvoir altérer ce sentiment de parfaite plénitude et de réconfort. Rien à part une chose. Cette chose !

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Ne vous y trompez pas ! Derrière ce qui ressemble à un masque de plongée se cache en réalité un OVNI autrement dit un « Objet Véritablement Nuisible et Ignoble ».
Et c’est par une supplication de ma délinquante progéniture qui souhaitait acquérir la chose que le drame débuta. Mon coeur de maman épuisée n’a pas su résister. Pourtant, je savais au fond de moi que je commettais une erreur élémentaire. Je savais que j’aurais dû refuser catégoriquement que Le Masque entre dans notre vie. « Moi vivante ? Jamais ! tu m’entends ? Jamais !». Je savais cela. Et pourtant, c’est avec un fébrile et désespéré « Mouif… » que j’obtempérais sans combat ni gloire. Malgré tout, dans un sursaut de lucidité, je laissais échapper un peu convaincant mais néanmoins bruyant: « Mais je vous préviens ! Pas la peine de me demander de l’ajuster à votre taille, compris ?! La réponse sera NON ! »

Comment fait-elle (« elle », cette enfant adulée née à la fin du siècle dernier) pour me retourner comme une crêpe en quelques micro-secondes ? Depuis le temps, je n’ai toujours pas compris sa stratégie bien rodée, huilée à la perfection. Elle choisit toujours le moment opportun. Celui où mon autorité est la plus « molle ». Un moment d’inconscience probable car je finis toujours entortiller autour de son petit doigts d’adolinquante manipulatrice catégorie Or olympique.
Associée à sa binôme légendaire, sa BFFPLV (entendez par là, Best Friend Forever Pour La Vie), toute aussi experte en la matière, je n’avais finalement aucune chance de gagner. Je me devais donc de résister sur la non-exécution du réglage de cet engin du désespoir.

Ah ! Satané coeur tout mou…

Il m’aura fallu pas moins de quarante minutes au cours desquelles je perdais l’intégralité de ma dignité et quelques poignées de cheveux pour abdiquer face à ce démoniaque objet qui résista de toutes ses forces à mon injonction de s’agrandir ! Je m’étais pourtant posée longuement avant d’agir, afin d’observer et de comprendre, une bonne fois pour toutes, le pervers mécanisme d’ajustement crânien engendré par son luciférien concepteur. Je me disais que, malgré tout, il devait bien avoir une once d’humanité dans ce bonhomme (je ne peux croire qu’une femme puisse commettre un tel méfait) et qu’il avait laissé un infime espoir à qui souhaiterait mettre cette chose sur son nez sans mourir d’asphyxie et sans perdre la moitié de sa superficie crânienne.

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Et oui, comme en témoigne la photo, il y a bien un semblant de système de blocage et de déblocage supposé permettre d’agrandir ou de réduire cette p*.%/;€ de lanière ! Une supercherie qui laisse entrevoir l’espoir d’une issue favorable. Foutaise que tout cela ! Mensonge éhonté ! Poussé d’un coté ou de l’autre, ce mécanisme n’aboutit qu’à un seul résultat: RIEN ! Rien ne bouge ! Pas un cran ne passe. Pas un millimètre d’élastique ne cède. Rien ne cède à part MA RAISON !

 

Alors, je vous le demande ! Qui ?! Qui a osé inventer un objet aussi méphistophélique  (oui bon je sais… c’est un caprice. Je voulais absolument sortir un mot compte triple. Voilà qui est fait. À vous maintenant de le replacer dans vos apéros estivaux. Effet garanti). Bref, reprenons. Qui ? Qui déteste autant l’humanité pour avoir créé un tel monstre ? Hein !?

Le combat fut rude. Inégal. Perdu d’avance. Je finis par tirer de toutes mes forces sur la chose qui résista encore et encore. J’étais prête à sacrifier mon investissement (7 euros 60, tout d’même !).  J’étais prête à l’écarteler. À le grignoter rageusement toutes incisives dehors. Je voulais l’écraser. Je voulais l’anéantir ! Et tout cela sous les yeux esbaudis des terriens dénudés qui rougissaient ( de honte ?) à mes côtés. Et je ne vous parle pas du regard goguenard des mâles qui se gaussaient de mes déboires maternelles.

Adieu dignité, adieu glamour et féminité. Bonjour hystérie, gesticulation transcendantale et inventaire lexical animalier. Tout aussi irrationnelle était mon étrange déambulation névrotique au bord de l’eau lorsque je répondais aux injonctions de résultat d’objectif de mes traitresses qui tout en pataugeant dans la Grande Bleu, exécutaient un étrange haka océanien en hurlant un mystérieux mantra qui me glaçait d’effroi : « Aloooooreumôôôômaaann, Aloooooreumôôôômaaan, Alooooomôôôômaaan ». Il fallait fissa-fissa que je leur lance l’objet du délit… et à la bonne taille, s’il vous plait ! Objet qu’elles reçurent en envoi express, c’est-à-dire éjecté manu militari façon lancer de javelot herculéen en pleine tempête de vagues… et toujours irrémédiablement dans la même position c’est-a-dire dans son jus, re-c’est-à-dire: immettable pour qui est de la famille des homosapiens.

Et pourtant, dieu que cette journée avait bien commencé…

 

Le premier dessin de cet article sort tout droit d’une BD très chouette. Pour la découvrir c’est ICI

Le petit jardinet parisien de mes ateliers-bonheur!

Le petit jardinet parisien de mes ateliers-bonheur! dans CHRONIQUES Au8hzVACMAAkYWY

Merci Véro !:)

Christophe ANDRÉ

« Le bonheur est une construction qui se nourrit d’actions et de décisions. »

Christophe André – Psychiatre et auteur -

Atelier-Conférence « Bonheur et Respiration »

Oyé ! Oyé !!

Prochain atelier-conférence sur le thème « Bonheur et Respiration » à Paris le samedi 9 juin de 15h à 18h.

A vos réservations !

Atelier-Conférence

 

20/20

20/20 dans CITATIONS & CO Image-7-150x150

« Quand j’avais 5 ans, ma mère me disait toujours que le bonheur était la clef de la vie. Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand. J’ai écrit « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, j’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. « 

John Lennon (1940-1980)

Ce soir-là…

Ce soir-là... dans GRAINES DE JOIE photo1

Paris, un soir d’automne…

Il doit être tard… En fait, je ne sais plus l’heure qu’il est depuis que je l’ai rencontrée…. Elle ne va pas tarder…. Elle doit venir dîner comme souvent depuis un an. Mais ce soir-là, quelque chose est différent. Je vais lui demander si elle veut partager sa vie avec moi et ne plus repartir… Je m’installe dans mon fauteuil près de la fenêtre, un verre de Margaux à la main. Je regarde Paris qui scintille dans la nuit. Le fumet de la blanquette vient me chatouiller les papilles et la voix sublime de la chanteuse Adèle me fait frissonner. Je savoure… On sonne à la porte…

Arnaud B., amoureux comblé.

Comme dit le vieil adage…

Comme dit le vieil adage... dans GRAINES DE JOIE Image-19

Noël 2011, Liège.

« Quand on veut, on peut », cette petite phrase ne cesse de me trotter dans la tête en cette veille de Noël. « Quand on veut, on peut » et je l’ai prouvé ! A 19 ans, j’ai tout quitté, parents, amis, pays, pour aller vivre en Belgique afin de réaliser mon rêve… devenir vétérinaire. J’ai travaillé et étudié sans relâche. Je n’ai jamais ménagé ma peine… Ce ne fut pas facile tous les jours et, il faut bien l’avouer, ce n’est pas terminé !  Pourtant, aujourd’hui, à 22 ans, en cette veille de Noël, dans ma belle petite maison, auprès de mon homme en or, entourée de mes drôles d’animaux, je savoure mon Bonheur: celui du chemin parcouru et celui de croire au plus profond de moi  que, oui décidément « quand on veut, on peut … croire en ses rêves les plus fous ».

Justine C., adepte du « Carpe Diem »

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