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Bonheurs et Crispations

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Un bonheur ne vient jamais seul. C’est vrai.
Il n’aime pas la solitude. Le bonheur aime être partagé, offert, dédié. Il veut être reconnu. Même lorsqu’il rentre par la petite porte. Par l’entrée des artistes. Paradoxe de la célébrité… Vouloir être préservé tout en étant reconnu. Mais ce qu’il aime avant tout, le bonheur, c’est mutualiser sa ribambelle de petits grains de sel pour nous (re-)donner le goût de vivre, le goût d’aimer. Il se révèle alors dans son addition, sa multiplication, dans la justesse de son assaisonnement.
Et tel un virus, il se propage à la vitesse de l’amour. Un baiser, une caresse, une douceur, un éclat de rire, un clin d’oeil, et le voilà qui se démultiplie. Distillé avec parcimonie, il adore jouer à Cache-Cache. Il excelle dans cette discipline. Car même à découvert, il reste mystérieux. Insaisissable. L’une de ses cachettes préférées ? Suspendu à trois petits points.

« Coucou, je pensais à toi… Bisous »

Un bonheur ne vient jamais seul. C’est vrai.
Il arrive souvent accompagné. Flanqué de sa tripotée d’antonymes. Je ne parle pas ici seulement de ses compagnons d’infortune comme le malheur, la tragédie, les désastres et autres calamités mais plutôt de sa bande de potes un poil exaspérants qui ne le lâchent pas d’une semelle. Une association de malfaiteurs composée de petites frappes tels que Agacement, Contrariété, Irritation, Guigne, Déception, Impatience, Ennui et Crispation avec lesquels nous devons composer chaque jour que Dieu fait. Car s’il y a bien une vérité dans ce bas-monde, c’est que – par principe – le bonheur est et sera régulièrement escorté par d’horripilants perturbateurs. Un peu comme une bernique sur sa baleine, un morceau de persil sur sa canine, des bouloches sur mon pull Zadig et Voltaire. Pareil.

Et s’il était besoin d’en faire la preuve, voici tout spécialement pour vous ma nouvelle saga d’été intitulée Bonheurs et crispations. Un patchwork de petites et grandes joies estivales et de leurs inséparables crispations. (J’aime le mot crispation qui résume parfaitement la réaction chimico-corporelle qui se produit lorsque surgit l’élément perturbateur opèrant une OPA hostile sur mon état de décontraction existentielle).

Dans un désordre assumé, non régulier, toujours spontané, je tenterai de retranscrire, au plus juste, l’inventaire de mes bonheurs contrariés mais qui finalement font que j’aime plus que tout cette existence faite d’autant de contractions que de relâchements. Et par les temps qui courent, c’est peu de le dire…

Allez c’est parti ! Tenez, pas plus tard qu’hier…

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Bonheurs & Crispations – Épisode n°1.

Lundi 1er août. 16h34. Six-Fours-Les-Plages.
Soleil au zénith. Mistral au taquet.

Alors que je pose mon séant encore immaculé (quoique déjà piqueté de petits points rouges gambas) sur la plage d’une petite ville côtière, en l’occurrence Six-Fours-les-plages qui, à mon grand effroi, n’a gardé de sa fonction de plage que le nom… (Sacrebleu ! Qui a eu l’idée totalement machiavélique de remplacer le doux tapis sablonneux de mon enfance par un tapis low cost de fakir ?)

Plage qui, ma foi, me vit grandir ponctuellement des décennies durant. Chaque vacances scolaires annonçait le même rituel:  2CV chargée à bloc + Autoroute du Soleil + Pépé Eugène (et sa balayette pour pieds ensablés) + Mémé Alfonsine (et son « Aïe ma fiiille » totalement inimitable) +  une paire de cousines + de la pastèque + de l’antésite = Bonheurs 100% garantis.

Un berceau d’amour inconditionnel aux saveurs épicées au creux duquel j’ai voulu, tout naturellement, cette année (si particulière pour moi) me nicher. Je ressentais, depuis des mois, le besoin impérieux de me fourrer à nouveau dans les jupons du passé pour y renifler les effluves d’une insouciance méditerranéo-familiale bénie qui seule pouvait m’aider à réparer, en toute sécurité, mon coeur cassé.

Bonne idée. Effet immédiat.

Hier donc, rien ne semblait pouvoir altérer ce sentiment de parfaite plénitude et de réconfort. Rien à part une chose. Cette chose !

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Ne vous y trompez pas ! Derrière ce qui ressemble à un masque de plongée se cache en réalité un OVNI autrement dit un « Objet Véritablement Nuisible et Ignoble ».
Et c’est par une supplication de ma délinquante progéniture qui souhaitait acquérir la chose que le drame débuta. Mon coeur de maman épuisée n’a pas su résister. Pourtant, je savais au fond de moi que je commettais une erreur élémentaire. Je savais que j’aurais dû refuser catégoriquement que Le Masque entre dans notre vie. « Moi vivante ? Jamais ! tu m’entends ? Jamais !». Je savais cela. Et pourtant, c’est avec un fébrile et désespéré « Mouif… » que j’obtempérais sans combat ni gloire. Malgré tout, dans un sursaut de lucidité, je laissais échapper un peu convaincant mais néanmoins bruyant: « Mais je vous préviens ! Pas la peine de me demander de l’ajuster à votre taille, compris ?! La réponse sera NON ! »

Comment fait-elle (« elle », cette enfant adulée née à la fin du siècle dernier) pour me retourner comme une crêpe en quelques micro-secondes ? Depuis le temps, je n’ai toujours pas compris sa stratégie bien rodée, huilée à la perfection. Elle choisit toujours le moment opportun. Celui où mon autorité est la plus « molle ». Un moment d’inconscience probable car je finis toujours entortiller autour de son petit doigts d’adolinquante manipulatrice catégorie Or olympique.
Associée à sa binôme légendaire, sa BFFPLV (entendez par là, Best Friend Forever Pour La Vie), toute aussi experte en la matière, je n’avais finalement aucune chance de gagner. Je me devais donc de résister sur la non-exécution du réglage de cet engin du désespoir.

Ah ! Satané coeur tout mou…

Il m’aura fallu pas moins de quarante minutes au cours desquelles je perdais l’intégralité de ma dignité et quelques poignées de cheveux pour abdiquer face à ce démoniaque objet qui résista de toutes ses forces à mon injonction de s’agrandir ! Je m’étais pourtant posée longuement avant d’agir, afin d’observer et de comprendre, une bonne fois pour toutes, le pervers mécanisme d’ajustement crânien engendré par son luciférien concepteur. Je me disais que, malgré tout, il devait bien avoir une once d’humanité dans ce bonhomme (je ne peux croire qu’une femme puisse commettre un tel méfait) et qu’il avait laissé un infime espoir à qui souhaiterait mettre cette chose sur son nez sans mourir d’asphyxie et sans perdre la moitié de sa superficie crânienne.

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Et oui, comme en témoigne la photo, il y a bien un semblant de système de blocage et de déblocage supposé permettre d’agrandir ou de réduire cette p*.%/;€ de lanière ! Une supercherie qui laisse entrevoir l’espoir d’une issue favorable. Foutaise que tout cela ! Mensonge éhonté ! Poussé d’un coté ou de l’autre, ce mécanisme n’aboutit qu’à un seul résultat: RIEN ! Rien ne bouge ! Pas un cran ne passe. Pas un millimètre d’élastique ne cède. Rien ne cède à part MA RAISON !

 

Alors, je vous le demande ! Qui ?! Qui a osé inventer un objet aussi méphistophélique  (oui bon je sais… c’est un caprice. Je voulais absolument sortir un mot compte triple. Voilà qui est fait. À vous maintenant de le replacer dans vos apéros estivaux. Effet garanti). Bref, reprenons. Qui ? Qui déteste autant l’humanité pour avoir créé un tel monstre ? Hein !?

Le combat fut rude. Inégal. Perdu d’avance. Je finis par tirer de toutes mes forces sur la chose qui résista encore et encore. J’étais prête à sacrifier mon investissement (7 euros 60, tout d’même !).  J’étais prête à l’écarteler. À le grignoter rageusement toutes incisives dehors. Je voulais l’écraser. Je voulais l’anéantir ! Et tout cela sous les yeux esbaudis des terriens dénudés qui rougissaient ( de honte ?) à mes côtés. Et je ne vous parle pas du regard goguenard des mâles qui se gaussaient de mes déboires maternelles.

Adieu dignité, adieu glamour et féminité. Bonjour hystérie, gesticulation transcendantale et inventaire lexical animalier. Tout aussi irrationnelle était mon étrange déambulation névrotique au bord de l’eau lorsque je répondais aux injonctions de résultat d’objectif de mes traitresses qui tout en pataugeant dans la Grande Bleu, exécutaient un étrange haka océanien en hurlant un mystérieux mantra qui me glaçait d’effroi : « Aloooooreumôôôômaaann, Aloooooreumôôôômaaan, Alooooomôôôômaaan ». Il fallait fissa-fissa que je leur lance l’objet du délit… et à la bonne taille, s’il vous plait ! Objet qu’elles reçurent en envoi express, c’est-à-dire éjecté manu militari façon lancer de javelot herculéen en pleine tempête de vagues… et toujours irrémédiablement dans la même position c’est-a-dire dans son jus, re-c’est-à-dire: immettable pour qui est de la famille des homosapiens.

Et pourtant, dieu que cette journée avait bien commencé…

 

Le premier dessin de cet article sort tout droit d’une BD très chouette. Pour la découvrir c’est ICI

Crâneuse d’été !

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Dans la série « Crâneuse d’été », je vous l’accorde, je suis en passe de devenir championne olympique, et ça va pas aller en s’arrangeant ! En même temps je défie quiconque de rester insensible à ce genre de mail !

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Je tiens à informer mes chers Lect’Ors que j’ai, bien évidemment, reçu son plein consentement pour mettre ce message sur mon blog…

Bon, je file, je dois aller tremper mes chevilles qui ont soudainement triplées de volume.

Rhôôô, ça va, pas d’panique ! Je ne suis pas prête de prendre le melon d’autant qu’on ne cesse de me le faire épépiner depuis des semaines.

Je rappelle les faits: Je ne suis ni à Ibiza, ni à NY, ni à Saint Tropez. Je suis en camping à Carcans. Mon activité principale se résume à épépiner les tomates, les melons, les concombres…  À rincer les maillots de bain après la plage avant de courir après les adolinquantes filles qui courent après les garçons qui courent après les conneries… Pas de risque donc de décoller dans un ailleurs pailleté inaccessible… Et c’est tant mieux !

… Mais qu’est-ce que c’est bon quand même !

PS: Par ce billet, j’inaugure la rubrique « Ils ont aimé ». De chouettes messages d’amour reçus de-çi de-là et qui font chaud au coeur ! MERCI !

On s’en fout parce que moi je vais sur EUROPE 1 !

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Oyé Oyé ! Je serai dans la matinale d’Europe 1 animée par Jean-Philippe Balasse le vendredi 22 août à 6H45. Certes c’est un peu tôt mais il n’y a pas d’heure pour parler bonheur, non ?!

Alors comment vous dire… Hilarité délirante, gesticulation démentielle et exultation débordante ne sont que de bien pâles euphémismes pour décrire la scène effroyable à laquelle LaPetite et TheBff sont contraintes d’assister.

Il pleut des cordes ? C’est pas grave ! JE VAIS SUR EUROPE 1 ! La hotte de la cuisine s’est effondrée, on s’en fout ! JE VAIS SUR EUROPE 1 ! Le rideau de la chambre qui cachait le peu d’intimité accordée en situation de colocation estivale s’est fait la malle, et alors ?! Rin n’a fout’, JE VAIS SUR EUROPE 1 ! Les adolinquantes rient, pleurent, rient, pleurent, pleurent, crient, chouinent, pleurent, rient, rient, rient (bien trop fort) et aussi pleurent… parce qu’elles n’ont plus de forfait ou parce que leurs nouveaux « copains » qu’elles trouvaient, trois minutes plus tôt, « tous moches, associaux, inintéressants et délinquants primaires » leur apparaissent subitement comme des êtres de perfection, coeur de leur vie « pour toujours et à jamais », à qui on les arrache – horribles êtres malfaisants que nous sommes – juste un quart d’heure avant leur départ définitif. Drame, vallée des larmes, tentatives d’évasion… Ah ! les joies des vendredis soirs au camping ! Mais c’est pas grave parce que moi je suis INVITÉE sur EUROPE 1… de 6h45 à 6h56 le vendredi 22 août 2014 !

Quoi ?!… Pardon ?… Non, pourquoi ? Vous avez bien lu…. de 6h45 à 6h56.

Ben quoi ?! Faut un début à tout, non ? …. JALOUX !

Cette chronique est officiellement décrétée comme étant le deuxième épisode de la saga « Des Vacances presque parfaites… même sous la pluie ! » (Si!)

Des vacances presque parfaites – Saison 3 – épisode 1

Collection of sunglasses on the beach

Jadis (le 2 août 2014)

« Allez les filles ! On est parti ! ». C’est par ces quelques mots que MonHéros lançait officiellement le début des hostilités festivités estivales. Surexcitées par ce départ annoncé, nous dévalions LaPetite, TheBff* et Moi les marches de notre « home sweet home » angoumoisin que nous quittions la larme à l’oeil mais le sourire en coin.

A peine avions-nous franchi le seuil de la porte, portant à bout de bras (enfin ceux de MonHéros surtout) les quelques 453 kg de valises que j’avais « promis, juré, craché » de ne pas emporter et alors qu’un Tétris géant s’annonçait pour faire rentrer dans le coffre de notre minuscule golf les fameux « J’te jure cette année on emmène qu’un sacounet ! », un méga-giga-orage-unicellulaire (Si!) se forma juste au dessus de notre rue et s’abattit aussitôt sur les pauvres êtres en péril que nous étions soudainement devenus. House for SaleUn effroyable orage que d’aucuns locaux diraient: « Pô ben didon ! On en a pas vu des comme ça depuis au moins dix ans ! » (Un jour prochain, je me fendrai d’une chronique sur ces fameux locaux qui s’esbaudient systématiquement où que j’aille en me lançant un triomphal: « Pô dis voir ! Un temps pareil, on a pas vu ça depuis, allez à vue de nez, au moins 10 ans ! »… Satané malédiction !

Bref, nous avions donc à cet instant ma tribu, mes valise et moi-même quelques dix années de pluie, grêlons, éclairs et tonnerre qui se déversaient en cascades (et c’est peu dire ! Angoulême n’étant qu’une côte ou une pente perpétuelle), nous empêchant littéralement de prendre le large pour d’autres horizons.

Il nous fallut attendre sagement la décrue et que les Dieux Charentais concèdent enfin à nous laisser partir.

Heureusement notre lieu de perdition vacancière n’était qu’à deux petites heures de chez nous ce qui nous changeait des à-peu-près-11-heures de route devenues au fil des années bien trop banales.

Enfin deux heures… en temps normal. Pas en temps de « pire jour de l’année annoncé NOIR pour les départs » (source journal télévisé et bison futé). Jour que nous avions consciencieusement choisi un certain soir de février 2014, loin très loin de l’instant présent. depart_en_vacances

Et c’est donc tout naturellement après…4h15 de route (!) que nous pûmes poser bagages et dépression post angoumoi-parisienne dans un tout nouveau, tout beau, tout frais camping au coeur de la très chouette forêt landaise. A peine avions-nous pénétré dans le hall d’accueil que le sourire de la charmante hôtesse me fit soudain oublier ces quelques malencontreuses péripéties. Avec la rapidité de l’éclair, elle nous sortit les inévitables formalités d’acquisition de notre futur lieu de villégiature ( si innombrables qu’on aurait pu croire que nous étions sur le point d’en devenir propriétaire) et brandit fièrement le plan du camping cherchant du bout de son agile stabilo le numéro de notre chalet parmi les 324 cases à colorier. N’écoutant que d’une oreille distraite les mérites, commodités et autres réjouissances proposées dans ce « sensationnel paradis pour vacanciers éreintés », il me tardait de poser LA question existentielle de toute bonne mère de famille qui se respecte :

« Euh et question sécurité, ça va ? C’est comment dire… sécurisé quoi ? Genre camp militaire: barricades, barbelés, sentinelles armées, etc. ?

- Oui Oui, bien sûr voyons, quelle question ! me rassura-t-elle.

- Et le soir, les chemins sont éclairés n’est-ce pas ? Car vous comprenez on a deux délinquantes adolescentes et je ne voudrais pas que…

- Rassurez-vous, me coupa-t-elle, ils sont éclairés… Bon disons plutôt tamisés… Et puis au pire hein, y a les lumières des portables ! De toutes les façons avec les sangliers, moi j’vous conseille de pas trop trainer après 21h30, hein, parce qu’ ici dès la nuit tombée, c’est un peu le Ibiza des Phacochères !

… :/ … (un ange passe)

sanglier-303- D’ailleurs à mon avis, vous les verrez dès ce soir car ils adorent roder autour des chalets et particulièrement dans ce coin là !

Alliant le geste à la parole elle se mit à dessiner un énorme rond rose fluo pile sur les numéros des chalets bordant la forêt.

- Mais… mais c’est vers chez nous ça ! agonisais-je.

- Oui, je sais j’habite juste à côté. Brrrr, d’ailleurs moi j’aime pas ça hein ! J’ai la trouille grave mais bon, je cours !

Alors que j’étais sur le point de commettre l’irréparable en tentant de passer par dessus le poste d’accueil, MonHéros siffla la fin du match et je dus, à regret, me résoudre à lâcher le cou de la belle malheureuse.

Trainant mes tongs déprimées au coeur de la jungle girondine, j’entendis soudain ma chère petite voix intérieure s’élever et déclamer solennellement: « Bon, c’est pas l’tout mais c’est pour quand l’apéro ? »… Rosita était de retour. Les vacances pouvaient démarrer.

Rendez-vous (peut-être) prochainement pour l’épisode n°2 des « Vacances presque parfaites !  » – Saison 3 – … parce que là tout de suite, moi, je file à l’apéro ! Héhé !  20140630103520786397-d19df024ecdf8078e9fe517ef3b64d40

*TheBff: The Best Friend Forever

* Pour ceux qui ne connaissent pas la saison 1, cliquetez ci-dessous:

DES VACANCES PRESQUE PARFAITES – SAISON 1

*Pour la saison 2 (qui ne comporte que 2 épisodes car l’été dernier était celui de l’écriture du manuscrit de « Cultivez votre bonheur! » Cliquetez ci-dessous:

DES VACANCES PRESQUE PARFAITES – SAISON 2

« Des vacances presque parfaites » Saison 2 – épisode 1

Quel serait le mot le plus approprié ?

Perplexe ? Incrédule ? Hagard ? Interdite ? Stupéfaite ? … Non, c’est pas ça… Contrariée ? Enervée ? Stressée ? Affolée ?… non plus… Déprimée ? Abattue ? Accablée ?… Toujours pas ! Ben, comment me sens-je, alors, en découvrant cette déroutante photo montrant le patron du camping  « L’Océan Bleu » pagayant gaiement au milieu de notre futur lieu de villégiature que l’on doit investir dans moins de 10 jours ?

Zen est le premier mot qui me vient ! Sereine… Confiante… et même Amusée ! Whaou, ben dis donc, ça marche VRAI-MENT le développement personnel ! Serais-je devenue  petit-scarabée ?! Epatée, je suis !

Alors que l’année dernière, cet Eden adoré occupait le coeur de mes chroniques estivales dans la fameuse série « Des vacances presque parfaites ou comment mettre en pratique les 5 clés du lâcher-prise »* suivie avec assiduité par nombre d’entre vous, voilà-t-y pas, que je me vois contrainte d’ouvrir le bal, avant même notre arrivée !

… Di Diou ! Ca promet !

C’est donc sur cette « joyeuse » photo que je lance officiellement la Saison 2 de la série « Des vacances presque parfaites 2013 » !

Vous retrouverez, non sans joie, les anciennes « vedettes » de ce soap-opera-franco-pied-noir-vendéen, j’ai nommé : LaPetite, Monhéros, et votre obligée, Moi, ainsi que de nouveaux protagonistes tels que TheBff, la-very-best-friend-forever de LaPetite que nous embarquons avec nous, Papyfou (mon adulescent père adûlatré ! (Si ! Ca s’dit !) et sa BridgetJones chérie,  ainsi que bien d’autres « victimes » que nous ne connaissons pas encore mais qui ne sauraient tarder à pointer leur bout de tuba !

Ceci étant dit, pas l’temps de traîner, je file chercher ma gondole à Venise et acheter mes brassards Garfield avant de partir…

Allez « tchouss ! »

Nota-bene-importante : La dream-team du camping, dont les incontournables Marion et Loïc (Alléluia!), nous ont fort heureusement bien rassuré: Ils vont bien et notre chalet aussi ! Ouf !

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir la SAISON 1 de cette série mondialement en devenir, voici le lien:

http://concentredebonheur.unblog.fr/category/rosita-le-bonheur-moi/des-vacances-presque-parfaites/

Bienvenue à StickMouVille

Bienvenue à StickMouVille dans CHRONIQUES moustique-300x272

En fait, je n’en demandais pas tant ! Alors même que je me faisais un sang d’encre (de sèche) sur le peu de probabilités que des évènements majeurs et intéressants viennent à propos alimenter mes chroniques de la saison 2, il semble que le ciel en ait décidé autrement !

En effet, je me rends compte, à cette minute, que mon arrogant post sur FB: « No comment… Just perfect… Yes ! » était en fait, le plus gros des mensonges d’état facebookien que j’ai commis depuis fort longtemps ! Et pourtant, que Dieu et mes 1228 amis me pardonnent, il était vraiment coloré d’une réelle sincérité et d’une utopique envie d’y croire . Seulement, en temps normal, « Just perfect » signifie « Tout est juste PARFAIT ! » ! Et que vous me croyez ou non, ça en prenait réellement le chemin ! Juste parfait, c’est ce que l’on vit depuis notre arrivée: le soleil et son ciel bleu, ma famille et ses fous-rires immatures, le camping et ses «irremplaçables-Loïc-et-Marion », la plage et son sable de monoï, la plancha et sa bonite, la tapenade et son rosé bien frais, ainsi que la jolie couleur dorée de mes jambes, mes joues et mes petits bras poilus. Bref, tout semble « Just Perfect », tout à la couleur du « Just perfect », tout à la saveur du « Just perfect », tout à la consistance du « Just perfect » à ceci près que nous devons partager ce « Just perfect » avec… 2 534 678 moustiques affamés et surexcités d’avoir trouvé le plus gros frigidaire vivant du coin ! Frigo dont nous faisons partie !

Une conséquence de l’inondation survenue une semaine plus tôt, somme toute banale et prévisible, mais qui fut le signal, le top départ, le coup de sifflet du plus gros rassemblement de Moutics-Bikers du coin ! Une rêve party à l’échelle internationale ! L’événement à ne pas louper quand on est un « StikMou » in the Place !

Bref, un barbecue géant dont nous sommes, pauvres malheureux, les mets à griller les plus croustillants et savoureux !

Et qui dit rêve party, dit « ça ne s’arrête pas avec le levée du soleil », point du tout ! Jour et nuit, H24, c’est la big régalade, Carnivores et Compagnie se délectent de leurs généreuses proies arrondies et toutes garnies d’une graisse mijotée à feu doux tout au long d’un hiver à basse température.

Mais ce que nous ignorions jusqu’à ce soir, 22h17, c’est qu’ils n’en étaient qu’à leur mise en bouche et que ce festin de fin d’année allait atteindre son apogée alors même que nous nous baladions, telle une bande de joyeux petits chaperons rouges innocents, totalement inconscients du danger, sur le chemin de la plage, où nous eûmes l’incroyable malchance de tomber au milieu d’une nuée de bombardiers volants bien décidés à en découdre avec leurs récalcitrantes gourmandises.

Je crus alors revivre cette terrifiante scène des mouches tirée de l’effrayant film « Amytiville » ou bien encore la scène finale du film « Les oiseaux » d’Hitchcock. Tout autour de nous tel un essaim effrayé, les gens couraient en tous sens pour échapper à leur tragique destin : finir en Coluche version Banzaï ! Nous n’avons pas échappé à la règle et avons foncé, tête baissée, les bras balayant frénétiquement le vent pour chasser les rebelles, nous trottinions pour fuir le massacre tout envoyant filer à toute vitesse, voitures, motos, vélos et tongs claquetantes. Que la route fut longue pour rentrer ! J’avais la sensation de fuir devant un tsunami aérien.

Mais comme dans toute bonne série landaise, nous avons temporairement un Happy End car nous voici, de nouveau, à l’abri au creux de notre petit chalet douillet, couvert de la pointe des fourches aux ongles dédoublés d’une mixture à priori  fatale et destructrice et finalement, tout bien considéré, j’ai de quoi me réjouir car ça y est : ma première chronique est enfin écrite ! Et qu’est-ce qu’on dit ? Merci Mister Mousse Tic

EPISODE 1- CLÉ N°1- « Des vacances presque parfaites »-

EPISODE 1- CLÉ N°1-

«  Ou comment mettre en pratique les 5 clés du lâcher-prise ! »

Ca y est j’y suis ! Enfin ! C’est les vacances ! MES vacances !

Celles-là mêmes fantasmées, visualisées et programmées jusque dans les moindres détails depuis des mois. Celles-là mêmes vénérées et attendues comme porteuses d’un renouveau, d’un « Ca commence maintenant !» !

Le « Ca »faisant référence, bien évidemment, à notre nouvelle vie, notre nouveau « Nous », notre nouvelle force !

Alors bien sûr, aucune imperfection n’est permise ! Tout doit être parfaitement fluide.

Moi, détendue, heureuse, bronzée, élancée, inspirée ! Rechargeant mes batteries à la source lumineuse du Dieu Soleil, loin des diaboliques dépressions parisiennes !

Lui, héros de ma vie depuis près de 15 ans, cool, bienveillant, attentionné et débordant d’originalité, maitre incontesté du surf et de la pêche à la Dorade !

Elle, la petite, conçue il y a tout juste 13 ans, incarnant la joie de vivre, respectueuse, et ouverte sur le monde, à la tête d’une bande de joyeux lurons, tous futurs diplômés de l’ENA !

Le tout au cœur d’une forêt de pinèdes, dans un splendide camping écolo, avec pour nid d’amour le plus « hype » des mobils-home du quartier !

Alors pas question que le moindre petit grain de sable ne vienne enrayer la machine de guerre de mon idéal vacancier !

C’est donc, tout naturellement hyper tendue (!) que je débarque ce samedi 7 juillet 2012 au camping « L’océan Bleu », notre tant espéré paradis landais… après 11h de route sur les 8 de prévues… No comment.

… Euh, enfin je veux dire, hyper tendue vers mon objectif de détente, bien sûr !

Bon, faut dire que je suis un petit peu contrariée par le fait que j’avais prévu d’arriver le jour J avec ma taille de guêpe, mes 58 kg toute mouillée, prête à offrir mon corps aux immenses plages de sable chaud et aux nombreux paparazzis locaux !

Ce qui n’est, en réalité, pas tout à fait le cas ! Mes 64 kg à sec et à jeun m’empêchent d’apprécier ma taille de bourdon ballonné et je suis au prise avec deux boutons-récidivistes-rouge-fluo bien décidés à passer l’été plantés sur mon menton !

OkayOkay ! Pas d’panique ! Il est temps pour moi de dégainer, fissa!, ma première clé du lâcher prise !

Prendre conscience que je suis effectivement légèrement tendue, c’est à dire en pleine résistance ! Car tant que nous n’avons pas conscience que nous résistons à une situation et que nous sommes « à flux tendu », nous ne pouvons pas « lâcher » la « prise » que nous tenons, nerveusement crispée, entre nos poings serrés !

Et oh miracle ! Ca marche ! Ma petite voix intérieure, la bien nommée Rosita, se met à papoter en mode « Je temporise »: « – ÉhOh ! Cool, gamine ! On se détend ! Tutto va bene ! Ton homme t’aime comme tu es (enfin, pour le moment!), c’est le début des vacances et certes la route fut longue mais l’arrivée victorieuse, non ?! Ce soir, apéro, petit resto et tu as trois semaines pour passer de bourdon à guêpe et de guêpe à déesse ! ».

Cette prise de conscience me rassure et c’est donc légère, confiante et affublée de ma géniale petite tribu que je franchis le portail pour faire route vers de  folles aventures estivales.

Après quelques centaines de mètres et tout autant de formalités à remplir et à signer, nous arrivons devant ce qui doit être pendant 3 semaines, le lieu de prédilection de notre nouvelle « zénitude » : le fameux-plus-beaux-mobil-home-du-camping-blue-océan-emplacement-63 !…

A suivre…

Prochain épisode : « Des vacances presque parfaites » ou « Comment dégainer illico presto la deuxième clé du lâcher-prise »

EPOSIDE 2 – CLÉ N°2: « Des vacances presque parfaites »

EPOSIDE 2 - CLÉ N°2:

« Ou comment dégainer illico presto la deuxième clé du lâcher prise »

Lorsqu’un mois plus tôt, le très réactif directeur du camping « L’Océan Bleu » m’annonce, non sans fierté, qu’il nous a dégoté l’un des plus beaux mobils-home du camping, avec terrasse couverte, s’il vous plait !, je suis, je l’avoue aux anges, gonflée de l’orgueil des privilégiés et extrêmement reconnaissante car nous nous y prenons, une fois de plus, à la dernière minute et il ne reste plus grand chose de bien à se mettre sous la dent .

Et lorsque qu’en arrivant, après l’interminable périple qui nous a fait traverser la France de part en part, le fameux directeur récidive en insistant sur le fait que « c’est l’un de ses mobils-home préférés – son « chouchou » exactement – de par sa déco, son emplacement et sa terrasse couverte », ma confiance en un avenir radieux atteint son paroxysme.

Lorsqu’enfin, nous nous retrouvons, tremblant d’excitation, devant ledit top-mobil-home-de-la-mort-qui-tue c’est bien le « de-la-mort » qui nous tue direct ! KO debout !

Oh ! Pas de doute, cet « home-sweet-home » a dû être de toute beauté, majestueux, flamboyant… dans les années 80 ! Mais là, en ce 7 juillet 2012, il ressemble plus à un manoir IKEA hanté, grinçant de toutes parts ou encore à un vaisseau fantôme abandonné après un abordage raté de pirates enragés. Il prend l’eau de toutes parts ! Et ça c’est peu dire ! Mais, passé la stupeur et l’abattement qui s’ensuit inévitablement, il s’avère que Rosita, ma très chère petite voix intérieure, semble toujours encline à tempérer la situation et ce, grâce à l’activation de la 1ère clé du lâcher prise toujours en cours à cet instant fatidique ! (cf. Episode 1- Clé n°1 : Prendre conscience de notre résistance permet de savoir qu’il y a « une prise » à lâcher ! ».)

Je décide donc de me concentrer sur ce qu’il y a de positif, et j’en conclus que ce qu’il y a de vraiment positif c’est que nous sommes en vacances et « que peut importe le flacon pourvus qu’on ait l’ivresse ! »

Et puis, après tout il n’est pas si mal, ce petit pied à terre estival. Allez zou, apéro, resto, papotages et dodo. Ainsi s’achève cette première soirée dans la fraicheur ( !) d’une nuit d’été landaise.

dimanche 8 juillet. 9h30. Lorsque j’ouvre l’œil après une première nuit que je qualifierais de plutôt agitée (d’horribles chiens dotés de pattes de canard velues m’ayant poursuivi la majeure partie de la nuit dans une forêt bordée de maisons que j’essaie de vendre à ma famille ! … Je répète !?), je n’espère plus qu’une chose : me prendre une bonne douche et laver mes cheveux totalement imprégnés d’un masque de monoï posé incidemment la veille au soir. Et comme je suis d’humeur joyeuse, je laisse passer la Petite et mon Héros en prem’s ! Vient mon tour… Je jette un rapide coup d’œil sur l’eau de la casserole qui doit, à terme, cuire les 3 œufs durs de rigueur quand on est en camping, puis telle une contorsionniste je rentre dans la micro-douche de notre nid d’amour…. Eau froide… Glacée serait plus juste … moment de solitude… Je ressors… me rhabille… Personne dans la maison hormis une odeur qui n’y était pas une minute plus tôt ! … Qu’est-ce que c’est que cette odeur… ça ressemble à …. Du gaaaaaz !! Jetage d’œil sur la casserole qui ne frétille pas et pour cause y’a plus de flamme dessous… Okay… Tentative de résolution du problème : 1 fois… Néant… 2 fois… néant… 3 fois…grrrrr…. Le gaz a sauté… Okay… Activation de la 1ère clé du lâcher prise… Mouais. Pas convaincant ! Rosita commence à se fatiguer de tempérer…

Ah ! Ma petite revient ! Je l’envoie de ce pas chercher de l’aide… attente… Ouf ! Sauvée, le directeur en personne s’est déplacé ! Est-ce le moment de lui dire qu’en matière de déco, je peux lui conseiller d’appeler Stéphane Thébault de France 5 ?! (Une vieille connaissance de mon Héros)… Euh ! Non, c’est pas le moment… Objectif : douche et œufs durs.

Pour lui, pas de problème ! En deux temps trois mouvements (qu’il ne m’explique pas !) le tour est joué et j’en viens presque à m’excuser de l’avoir fait déplacer pour si peu ! Bon c’est reparti, jetage de yeux sur la casserole, déshabillage, numéro de contorsionniste et … EAU FROIDE…. Moment de solitude doublé d’une envie de meurtre…

Activation de la deuxième clé du lâcher prise : RESPIRER !!!!

Car une fois identifié que l’on est en résistance, il est alors approprié d’enchainer sur une grande respiration afin d’aérer l’esprit et lui permettre de prendre un peu de recul face à une situation stressante.

Contorsionniste… RESPIRATION… Rhabillage… RESPIRATION… œil sur casserole… RESPIRATION/EXPIRATION IMMÉDIATE… coupage du gaz… RESPIRATION EN DEHORS DU MOBIL-HOME…Petite-accueil-Petite-revient-Petite-dit:-Il-sera-là-dans-une-demi-heure …RESPIRATION…RESPIRATION…RESPIRATION…Ca va mieux…RESPIRATION…Ca marche !…RESPIRATION…Rosita: «- C’est les vacances ! Je vais improviser : y’a un micro-onde et puis une salade en été même sans œufs durs ça l’fait non ?!… Bon pis la douche, j’ai l’temps ! C’est pas comme si je devais aller bosser !… REEEESPIRATION…

« -Dis maman, c’est normal, qu’il y ait une fuite aux toilettes ? Y’a de l’eau partout ! »…

Je crois que c’est à ce moment là, que l’électricité a sauté… No comment.

A suivre…

Prochain épisode : « Des vacances presque parfaites » ou « Comment « adolescence » rime avec « Vite une 3ème clé ! »… Ah ! Ben non, ça rime pas …


EPISODE 3 – CLÉ N°3: « Des vacances presque parfaites »

EPISODE 3 - CLÉ N°3: ou « Comment « adolescence » rime avec « Vite une 3ème clé ! »… Ah ! Ben non, ça rime pas …

L’été 2006 marque la première année où nous décidons d’opter pour une formule « Village Club Vacances » afin de donner une chance à notre trio de gamines de se sociabiliser et à nous de tester enfin ce que le mot « Vacances » signifie exactement !

S’en suivent 7 années de club « Marmots et compagnie » en tous genres aux 4 coins de la France.

Et les débuts sont, il faut bien l’avouer, couronnés de succès. Les petites étant petites, elles n’ont, de ce fait, aucun droit de regard sur la gestion de leur temps et encore moins ce droit « surfait » de contester : « J’ai dit, tout l’monde au « Club Mioches », allez zou ! non mais ! ». Ah ! C’était l’bon temps… Souvenirs-Souvenirs…

Mais comme dit si bien ce-satané-vieil-adage: « Tout à une fin » et très vite nous déchantons car nos trois Daltons n’ont pas le même âge et donc la logistique se complique rapidement !

Dès que la première est en âge de s’émanciper de son club-prison, les deux autres prises d’une folie contagieuse décident, elles aussi, de se mutiner ! Tout se perd !

Bref, nous entrons alors dans la nouvelle ère de « comment-veux-tu-trouver-des-copains-si-tu-vas-pas-au-club-patate ! »

Et depuis, chaque été durant, deux questions existentielles bercent nos vacances :

Question existentielle n°1: « - Y dit quoi, toi, ton Iphone ? Soleil ou pas soleil ?… Ah ben ouais… Moi c’est pareil… Y dit pas soleil… Mais y paraît qu’c’est pas trop fiable, ce truc, non ?… hein ?… Ah ben ouais, je sais … ben ouais… chui d’accord… bon ben, on fait quoi c’t’aprem. ? On visite ? »

Faut dire qu’on est les meilleurs pour aller là où statistiquement le soleil, euh, comment dire… la Bretagne, la Vendée, les Landes, La Lorraine, la Normandie… Une fois on a tenté la Corse, pfff ! Trop fastoche ! Aucun intérêt ! Là-bas l’Iphone y sert à rien ! Du coup plus de question existentielle n°1 ! Pas drôle…

Question existentielle n°2: « - Alors ?! Vous avez trouvé des z’amis ???… Comment ça y sont tous moches ?! … Je vous interdis de juger sur l’apparence ! Comme le dis ce-satané-vieil-adage : « Le short ne fait pas la Bimbo et la chaussette blanche dans les chaussures bateau, le bolos. »

A cette question cruciale, voici un rapide résumé de ces Années-Bonheur dont chaque « Oui » ou « Non » correspond à la réponse de LaPetite-LaMoyenne-LaGrande:

1ère hypothèse : oui-oui-oui (ça c’était l’bon temps !)

2ème hypothèse : non-non-non (ça c’était notre cauchemar !)

3ème hypothèse : non-oui-non (ça c’était tous les deux-trois jours)

4ème hypothèse : non-oui-oui (ça c’était notre quotidien !)

Conclusion, sur les trois, nous en avons toujours une en perdition ! C’est alors que j’entre en scène et n’hésite pas à mouiller mon maillot de bain pour partir à la conquête de leurs futurs otages… euh ! je veux dire futurs nouveaux amis . Et en grande conquérante, je ne reviens jamais les mains vides !

C’est donc en toute confiance et revigorée qu’en ce beau (enfin tout est relatif !) mois de juillet 2012, nous déposons nos palmes au Camping « L’Océan bleu » avec l’espoir inespéré que cette année les choses se passent différemment, car oh ! miracle ! nous n’en avons plus qu’une sur les trois de départ ! En effet, grandir a aussi son revers de la médaille : celui d’aller « jober » (du verbe « je-suis-en-âge-de-trouver-un-job-d’été-pour-rapporter-des-sous-sous-à-mes-parents-z’é-marâtre-adorés) !

Donc si mon calcul est bon : 1 sur 3 c’est également une chance sur deux d’avoir un oui ! Et bien NON !!

En ce mercredi 11 juillet 2012, LaPetite a décidé que cette année, elle préfère passer des vacances avec ses parents-adorés-qu’elle-aime-d’amour-et-pis-de-toutes-façons-y-sont-tous-moches-et-méchants ! (Tiens j’ai déjà entendu cette histoire l’année dernière avec LaGrande !)

Résultat : cette chronique aurait dû être écrite au lendemain du 9 juillet pour être raccord avec la suite des évènements mais j’ai pas eu le temps de l’écrire avant car je suis, du coup fort occupée à occuper laPetite, tout ça parce que nous n’avons toujours pas répondu par l’affirmative à la question existentielle n°2 : « Alors, t’as trouvé des nouveaux z’amis ??? »

Nous avons par contre répondu à la question existentielle n°1 qui est : « Ton Iphone y dit quoi ? … Soleil ou pas Soleil ?»… Réponse ci-dessous! No Comment…

IMG_24201-150x150 dans DES VACANCES PRESQUE PARFAITES

Vous comprendrez pourquoi il est urgent que je dégaine la 3ème clé du lâcher prise :

« Accepter ce qui est ! »… En effet, après avoir identifié la résistance, puis respirer autant de fois qu’il est nécessaire, il est maintenant de rigueur de passer à la phase : ACCEPTER CE QUI EST ! Car ce qui est : EST ! Limpide, non ?

Et ce qui EST ne peut être changé. C’est une vérité absolue ! Par contre, ce qui peut être changé c’est la réaction que l’on a fasse à ce qui EST. Et la question à se poser alors est :  « Comme je ne peux changer ce qui EST, que veux-je ? (Sisi ! ça s’dit !) !? Que veux-je donc en ces circonstances ?! Que veux-je ressentir ? »

Réponse… au prochain épisode !

Nota bene : Est-il nécessaire de préciser que je suis LA plus grande fan de mon adorée tribu ? D’ailleurs, c’est avec beaucoup d’émotion que je leur dédie cette « pitite » chronique avec une mention spéciale pour ceux qui ne sont pas avec nous cette année : LaMoyenne, LaGrande, sans oublier LePoilu (notre adoré « Wouaf ! » actuellement en vacances chez mes non-moins-adorés-BeauxParents !)

* Couverture du livre: « Au secours, j’ai un ado à la maison » (Ed.Broché)

EPISODE 4- CLÉ N°4 « Des vacances presque parfaites »

EPISODE 4- CLÉ N°4

« DORADE : 1- MonHéros : 0 »

Paris – Un soir d’Hiver 2012.

MonHéros :

- Bon les filles cet été, je vous préviens, c’est pêche à la Dorade !

Moi :

- C’est à dire ?…

MonHéros :

- C’est à dire pêche à la Dorade tous les soirs sur la plage avec petit rosé bien frais au soleil couchant !

Moi :

- Et qui pêche ?

MonHéros :

- Comment ça qui pêche ? Ben moi bien sûr !

Moi :

- Ah ben oui… bien sûr…

Rosita : (ma célèbre petite voix intérieure)

-  Bizarre… J’ai déjà entendu ce discours il y a quelques années … Ah oui, en 2003, en Bretagne… Ouille… Ohlala ! C’est pas gagné tout ça ! …

MonHéros :

- Tu disais ??

Moi :

- Moi ? Euh non rien…

 

Paris, Printemps 2012, pour la 354ème fois.

MonHéros :

- Bon les filles, cet été ! Pêche à Dorade, hein ! Au taquet ! Petit rosé, coucher de soleil, dorade… Le Bonheur, quoi !

Nous :

- OuiOui… On sait…

Rosita :

- No comment…

 

NORMANDIE, le 6 juillet 2012.

IMG_24311-150x150 dans DES VACANCES PRESQUE PARFAITES

CAPBRETON, le 8 juillet 2012. Dans une boutique de Pêche.

LISTE DES COURSES :

IMG_2429-150x150 dans SAISON 1

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ONDRES, le 9 juillet 2012.

PREMIER JOUR DE PÊCHE.

19h10. En planque.

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19h25.

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19h26.

Rosita :

- LOL, DOUBLELOL, MDR, PTDR !

ONDRES, le 10 juillet 2012.

Moi :

- Bon alors ? On y va quand boire ce petit rosé en traquant la Dorade ??

MonHéros :

-   …

Moi:

- Ben quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ?

MonHéros:

- Pffff… Ca va hein ! Plus envie…Faut une heure minimum pour accrocher tout le bazar, une heure de plus pour envoyer l’truc comme il faut, que t’es même pas sûr que les appâts soient encore au bout du bidule quand ils atterrissent dans l’eau tellement la mer elle bouge ! Pis une fois que t’as fait tout ça, t’attends comme un couillon des heures pour ramener que dalle !

Moi:

- Rosita callaté !!!

ONDRES, le 11 juillet 2012.

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No comment…

MonHéros :

- Je vous préviens s’il y en une qui rigole, je la noie !!

URGENT: ACTIVATION DE LA CLÉ DU LÂCHER PRISE N°4 :

« Observation NEUTRE de ses pensées, émotions et besoins. Etape nécessaire pour comprendre ce que l’on ressent et pense lorsque nous nous trouvons face à une situation à caractère stressant »

Exemple concret :

-       A quoi pense MonHéros lorsqu’il découvre avec effroi que son objectif tant attendu est un échec cuisant ?

-       Que ressent-il en entendant une bande de Dorades déjantées, s’esclaffer de rire ?

-       Quels besoins demandent à être urgemment comblés lorsque le verdict tombe : « And the Winner is…. The DORAAAADE !! »

LA DORADE :

- Merci…Merci…. Je suis émue… Je ne m’y attendais pas ! Je remercie ma mère, mon père, mes frères et mes sœurs… Ooooh ! Ce sera le bonheur …

Et voilà comment s’achève cet épisode. Le Héros solitaire s’éloigne en sifflotant « I’m poor lonesome cowboy »… et repart pour de nouvelles aventures : Lundi : SURF !!

A suivre…

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