Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ?

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« Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ? »… Cette question posée par Baluchon, personnage de la fable philosophique de Spencer Johnson  « Qui a piqué mon fromage ? »* vient d’atterrir dans ma vie au moment même où je sens, peu à peu, mes pas ralentir, les pieds entravés par le doute et la peur… Un atterrissage d’urgence qui bouscule et chahute mais dont je sens déjà l’impertinente nécessité. Cette fable au titre si improbable m’est offerte en cadeau telle une heureuse synchronicité qui me rappelle à l’ordre.

« Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ? »… Cette question ne m’est pourtant pas inconnue. Je me la suis posée à un moment où je ne me sentais plus vraiment à la bonne place. J’ai alors entrepris de chercher une réponse à cette question. Faisant le tri entre ce pour quoi je me levais le matin et ce pour quoi je voulais me lever le matin… Cherchant en moi le sens de mon existence et ma motivation profonde. Puis vint la révélation et c’est la peur au ventre que commença mon voyage. Je jetais alors « mon sac par dessus le mur »* afin de n’avoir plus d’autre choix que d’aller le chercher. Ma nouvelle quête commençait.

« Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ? »… J’emprunte désormais des chemins inconnus, tortueux, escarpés, laissant derrière moi, confort, habitudes, protection, repères, certitudes. J’avance sans filet, ballotée sans cesse par des vents contraires. Tantôt le vent dans le dos et tout devient simple, fluide, facile, je glisse alors sur le haut de la vague d’où je peux apercevoir sans difficulté un avenir prometteur… Tantôt à contre-vent, où j’essaie autant que faire se peut de tenir debout, de m’accrocher à la barre, de louvoyer entre les vagues, de garder le cap tout en luttant contre l’envie irrépressible de rebrousser chemin. Puis les vents s’apaisent, le calme revient, pour laisser place au souffle divin, porteur d’un renouveau… Jusqu’à la prochaine tempête.

« Que ferais -tu si tu n’avais pas peur ? »… Alors que je pensais avoir répondu à cette question, je réalise aujourd’hui qu’elle est la boussole qui indique le cap vers lequel je dois naviguer. Le phare qui éclaire mes motivations, mes rêves, ma mission.  Cette question, je me la poserai toujours, encore et encore, à chaque nouvelle décision, chaque nouvelle expérience, chaque nouvelle rencontre, chaque nouveau défi, et à chaque fois que je tomberais. Car comme le dit si bien mon nouvel ami Baluchon: « La peur fait partie du voyage, apprendre à l’apprivoiser et à la surmonter nous rend libre. »

Et toi ? « Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ? »…

*1: « Qui a piqué mon fromage ? » de Spencer Johnson. (ou comment s’adapter au changement.)

*2: 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber.

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Auteur :concentredebonheur

Auteur de "Cultivez votre Bonheur !" aux Editions Eyrolles. Coach de vie et formatrice en relations humaines, créatrice du blog « Concentré de Bonheur ».

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10 Réponses à “Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ?”

  1. MARIE DA CRUZ
    6 février 2013 à 10:37 #

    Excellent article très bien écrit !
    A la question que ferais-je si je n’avais pas peur, je répondrai simplement ceci : je prendrais le diable par la queue pour voir si le paradis existe !
    Cependant, j’aurai toujours peur, quelque part, n’importe où…
    La peur nous contraint à prendre du recul, à relativiser les choses. La peur nous protège de nos trop grandes imprudences ; elle est bonne pour nous. Ce sentiment n’est pas en nous par hasard, il nous permet d’avoir tous nos « instincts » en éveil et par conséquent de faire attention au danger, à tous les dangers !

  2. catherine Broche
    7 février 2013 à 20:28 #

    Belle question… Je crois qu’il est sain d’avoir peur, n’est ce pas un élément de mesure de notre conscience? Et pourtant la peur peut nous freiner, d’où le sentiment de puissance lorsqu’on surmonte sa peur. Moi aussi, je crois que toujours j’aurai peur de quelque chose… Pour répondre à la question, je n’ai pas envie de ne plus avoir peur, j’ai envie d’avoir moins peur…Et si j’avais moins peur, je prendrai plus de risques, je tenterai plus d’inconnues…ça me plait !
    Finalement, je vais me dire que j’ai moins peur ! Merci Sophie :)

    • 8 février 2013 à 11:56 #

      ;) … En fait, la peur existera toujours mais elle ne doit pas être paralysante ! Apprendre à sortir de sa zone de confort malgré la peur est un bel exercice qui nous apprend à ne plus craindre de tomber et d’essayer !
      Au plaisir de te revoir !

  3. lucie
    7 février 2013 à 23:38 #

    il y a un très bon dossier sur l’adaptation au changement dans le dernier numéro de Clés.
    J’aime ton billet. Ton image du vent qui te pousse dans le dos ou te freine, des moments d’accalmie, de ton sac jeté par dessus le mur comme une ado qui se ferait la malle en pleine nuit.

    • 8 février 2013 à 11:38 #

      Merci Lucie ! Ca me touche beaucoup ! Je vais acheter le magazine Clés de ce pas ! Je pense que je devrais me réabonner !

      • lucie
        10 février 2013 à 17:14 #

        Oui je suis abonnée aussi, j’aime ce magazine à nul autre pareil, invite à la réflexion.

  4. Arnaud
    9 février 2013 à 19:36 #

    Sortir de sa zone de confort, petit à petit (pas trop vite sinon c’est la panique), expérimenter sans trop de risques (au début), se donner le droit à l’erreur, ne pas tenter d’annihiler la peur mais s’en servir comme moteur pour continuer à avancer plutôt que de rester à l’arrêt. Mais tout ceci a déjà été dit par mes prédécesseurs dont je partage les avis.
    Personnellement, la peur est omniprésente. C’est devenu le carburant qui me permet d’avancer. Parfois j’aboutis et j’en suis fier. Parfois j’échoue et j’en tire les leçons qui me permettent de m’améliorer.
    Si je n’avais pas peur … qu’est-ce que je m’ennuierais !

    • 10 février 2013 à 21:41 #

      Bien d’accord avec toi Arnaud ! Et comme le dit si bien le titre (im)pertinent du livre de Susan Jeffer: « Tremblez mais osez ! ».

    • 10 février 2013 à 21:51 #

      Je viens de découvrir que tu étais mâconnais Arnaud !? Et bê, quelle coïncidence ! Tomber sur le blog d’une mâconnaise !

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