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Coming out du bonheur

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Ériger des murs, se cacher derrière, se protéger et vouloir protéger les siens, se parer d’armures pour ne pas être blessé… Rien de tout cela ne peut empêcher l’existence de nous atteindre de plein fouet et nous abîmer.

Blessés, nous le sommes souvent. Écoeurés aussi. Apeurés constamment. Et nous passons un temps certain à nous réparer. À soigner les blessures. À panser nos plaies. Il arrive même que nous peinions à raccommoder les déchirures de notre coeur.
Et s’il est une vérité, c’est que ni don d’amour, ni gratitude, ni méditation, ni relaxation, ni respiration, ni pardon, ni connaissance de soi, ni confiance en soi ne nous protègent ni ne nous épargnent les douleurs, pertes et tristesses inhérentes à notre condition humaine.

Et pourtant… Ce sont bien toutes ces ressources, toutes ces forces intérieures, toutes ces actions qui, parce qu’elles sont ritualisées, oeuvrent à nous aider à gravir ces montagnes émotionnelles.  Deuil, trahison, séparation, injustice, indifférence, insécurité, maladie, perte de repères, de valeurs sont intrinsèquement liés à l’expérience même de la vie. Sans eux, pas de retrouvailles, de guérison, de justice, de renouveau, de souvenirs, de séduction, de solidarité et de conscience de faire partie d’un tout, tout en étant unique. Il nous faut des fins pour savourer les débuts. Pour que la vie ressuscite sans cesse.

Et le bonheur y est présent à chaque étape. Il faut juste lui laisser un peu de place. Parfois se battre pour la lui sauvegarder. Être patient avant qu’il ne se montre à nouveau. Le ré-apprivoiser doucement, sans précipitation.

Je l’ai appris à mes dépends.

Depuis ces trois dernières années, j’ai appris que la sérénité n’est pas l’aboutissement d’une recherche de bonheur enfin trouvé, mais que l’apaisement se trouve au coeur même de la tempête et non lorsque celle-ci se calme enfin. Il faut savoir trouver son oeil, vouloir s’y poser, accepter d’être en son sein et que l’on puisse, malgré tout, s’y ressourcer et même y être heureux tout simplement.

Mais parfois le bonheur doit attendre. D’autres choses sont à vivre pour qu’il retrouve sa force et sa raison d’être. Sa puissance.

J’avais pris l’habitude, depuis quelque temps, de clamer dans un rire flottant presqu’embarrassé que « je suis le cordonnier le plus mal chaussé du moment »… Comme pour me justifier de devoir subir, moi aussi Madame Bonheur , quelque malheur. Comme pour me faire pardonner de ne pas être la digne représentante d’une vie où le bonheur trône en maitre absolu.
Et puis finalement, on pardonne à son cordonnier d’avoir des godillots troués. La plupart du temps, on ne les voit même pas. Les cordonniers savent très bien les cacher derrière la façade de leur comptoir.

Mais j’ai menti. Je ne suis pas ce cordonnier aux godillots troués. Mes chaussures sont solides et tout terrain. Elles m’emmènent loin et ne sont pas abimées. Contrairement à ma vie qui, elle, l’est. Moi pas. Ma vie, oui. C’est là, toute la différence. Je ne suis pas ma vie. Je suis dans ma vie. Dans cette vie où des pans entiers se sont effondrés et pourtant, je suis encore debout. Et contre toute attente, je me sens amplifiée, plus vivante que jamais.

J’ai chaussé, il y a trois ans, mes bottes de sept lieux pour affronter cette menace dont je parlais déjà dans une page cachée au fin fond de mon premier ouvrage « Cultivez votre bonheur ! » et dont les mots me prédestinaient à une tempête existentielle sans précédent. Je n’y ai pas échappé. J’y suis encore un peu. Mais j’ai appris à trouver son centre, l’oeil du cyclone, bien plus souvent et facilement qu’au début de la tourmente.

Car j’ai fabriqué ces bottes de sept lieux patiemment en travaillant dur et avec persévérance. Appliquant chaque enseignement transmis par mes mots et ma voix. Avec obstination. J’ai cherché sans cesse à voir les choses différemment. Toujours avec entêtement. J’ai remis en jeu mes convictions, valeurs et habitudes. Je n’avais en tête qu’une seule idée: vérifier et valider que « ça » fonctionnait.  Que tout ce que je transmettais dans mes ouvrages et mes conférences avaient une fin en soi. Et la vie s’est chargée de m’apporter son grain à moudre.

Alors, oui c’est vrai. J’ai eu, bien plus que je ne l’aurais voulu, des occasions de pleurer. De Souffrir. De maudire. De vomir. De guérir. De pardonner. Oui, c’est vrai. J’ai laissé des bouts de moi un peu partout où je passais.

Je ne compte plus les lieux qui ont accueilli ma détresse. Des écrins ou des tombeaux, selon, au creux desquels s’est dissout un morceau de mon histoire. Des bouts de moi éparpillés sur le carrelage d’une cuisine, dans une rame de métro, dans les draps rêches d’une chambre d’hôtel, sous une douche glacé, dans un bain brûlant, au coin d’une rue parisienne, dans les toilettes d’une multinationale, à la place 74 d’un TGV, dans les jupons de l’amour maternel, devant les Paris-Brest d’une boulangerie, dans les soubresauts du rire paternel, dans les bras diorisés d’une amie qui comprend, dans la douceur du regard bleu azur d’un amour de jeunesse, dans la salle 2 du Club Med Gym, dans l’écume d’une mer agitée, dans l’allée centrale du Monoprix, la main posée sur le pied de Sainte Rita, dans le fond d’un verre de Chardonnay au Café de Flore, sur le parquet ciré du salon où résonne, dans la nuit, « Reprendre c’est voler » d’un Jean-Jacques Goldman qui chipotte en faisant les compte de ce qu’il nous reste quand il ne reste plus rien entre nous. « On partage les choses quand on partage plus les rêves ».

Autant d’endroits, et bien d’autres encore, qui gardent une infime trace des larmes versées sur un passé délavé. Autant de sols, de murs, de fenêtres, de bras qui ont, quelque part dans leurs rainures, l’ADN d’une vie passée qui ne peut se résoudre à disparaitre totalement.

Oui, j’ai perdu beaucoup. Oui, mon Héros est parti vers d’autres horizons et notre amour s’est éteint aussi doucement que le coeur de notre chien Unoï. Oui, des êtres aimés ont quitté cette vie, volontairement ou non, et nous ont laissé ce vide qui ne sera jamais comblé. Oui, ma fille, un genou à terre, n’a pas été épargnée par la dure loi d’une meute adolinquante. Oui, c’est vrai. C’est notre réalité. Nous avons beaucoup perdu.

Mais, nom de nom ! Qu’est-ce que nous avons gagné aussi ! Et tout ça n’a plus de prix. Et si je fais les comptes, nous sommes devenus riches. Riches d’amour, de soutien, de solidarité, de densité, de forces vives, de résilience, d’intensité, de conscience, de décisions que nous n’aurions jamais prises avant. Nous avons tant reçu. L’on m’a tant donné. La plupart du temps, les personnes que j’ai croisées ne le savent pas ou si peu. Je leur ai volé à chacun une part de leur humanité, de leur générosité, de leur force de caractère, de leur vivance.

Ils m’ont portée à bout de coeur. Je me suis accrochée à eux comme un naufragé s’accroche à une bouée pour garder la tête hors de l’eau. Et puis, j’ai finalement appris à me laisser porter par le courant. Et je suis arrivée sur une rive nouvelle, où tout m’est inconnu.
Mais quelle n’est pas ma surprise de découvrir sur cette ile lointaine, les coeurs de ceux que j’aime et qui, comme moi, cherchent leur terre promise.

Alors, si nous voyagions ensemble ?

Quelle drôle de vie quand même. Non ?

Post scriptum: Un ami m’a récemment avoué: « Sophie ! Avec toi, c’est toujours: « Oui mais non… Bon, d’accord oui… euh non. Enfin oui, mais non… »

Ça ressemble à la vie, non ? … Oui ? ;)

Je vous aime fort mes lect’Ors !

Ps2: Illustration Marc Denault

C’est quoi le bonheur quand rien ne va plus ?

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Bonjour, bienvenue dans ma vie. Entrez, je vous en prie ! Mais ne faites pas attention au désordre, je n’ai pas eu le temps de faire le ménage. Ici, tout est en pagaille. Tout est renversé.  Enchevêtré.
Alors s’il vous plait, regardez bien où vous posez les pieds car il y a des petits bouts de moi éparpillés un peu partout. Souvenirs, certitudes, sentiments, valeurs… tout est sans dessus-dessous. Mes repères sont portés disparus. Ils ne doivent pas être bien loin mais je n’arrive pas à remettre la main dessus. Un vrai capharnaüm !

Conséquences d’une série d’intempéries têtues que rien ne semble rassasier. Parfois une accalmie, l’oeil du cyclone, puis de nouvelles bourrasques, plus violentes les unes que les autres. Des tornades en séries. Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, l’une d’entre elles dévastait tout, pulvérisait tout, emportant dans sa tourmente l’un des nôtres.
Je finissais à peine de colmater les fissures de mes murs porteurs. Ceux qui se sont écroulés l’année dernière. Pierre après pierre, je réparais encore les précédents dégâts quand soudain… Le chaos.

Plus rien n’est à sa place. Je vais devoir faire le tri, l’inventaire de ce qui tient encore debout, de ce qui peut être réparé et de ce que je dois abandonner.

Et puis, il y a cette question entêtante. « C’est quoi le bonheur quand rien ne va plus ? »
Il est où, le bonheur, il est où ? (Oui, je sais…Il est là). Mais là où exactement ? Là, à côté de moi ? Caché derrière mes larmes ? Dans le rire de ma fille ? Dans la douceur d’une nuit d’été ? Dans une gourmandise sucrée-salée ? Dans un sourire complice au coeur d’un eden méditerranéen ? Ou bien encore, dans la folie de mes indispensables et hilarantes amies ? Et si finalement, il se cachait, tapi en moi, en attendant des jours meilleurs ? Cessons-nous d’être heureux quand on pleure ? Quand on perd ? Quand tout nous manque ? Quand tout change ? Je ne sais pas. Je ne crois pas.

Et puis, il y a cette autre question perturbante. « Comment se fait-il que je n’aille pas plus mal que ça ? » Qu’est-ce qui me pousse à sourire, à aimer, à espérer, à profiter, à rire aux éclats, à agir, à avancer envers et contre tout, au milieu de ce chaos ? Qu’est-ce qui fait que j’aime cette vie à m’en damner ? Qu’est-ce qui me pousse à clamer toujours et encore « Et pourquoi pas ? » au lieu d’un tourmenté « mais pourquoi ? »

Et bien je crois que la réponse est simple et j’aurais été mal venue de ne pas la trouver. Elle tient en un mot, toujours le même: Bonheur. Le bonheur, celui que j’ai ancré en moi, que j’ai cultivé, arrosé, choyé, reconnu, voulu. Celui que je me suis tatouée sur la peau, que j’ai respiré jusqu’à l’asphyxie. Celui que je continue de boire à la source chaque jour. Celui que je sais reconnaitre lorsqu’il se faufile dans ma vie. Même lorsqu’il rentre par la petite porte. Celui qui me rend plus forte et résiliente. Ce bonheur que j’étudie et que je transmets avec passion. Avec mes mots (et mes maux), avec ma plume, avec ma voix. Avec mon coeur. Toujours.
Ce bonheur, somme de toutes ces grâces, de ces moments divins que je n’ai pas laissé filer et sans qui je ne pourrais affronter toutes ces intempéries.

Alors ne dit-on pas après la pluie, le beau temps ? Oui, c’est vrai. Mais parfois même lorsqu’il pleut, il fait bon vivre. Alors profitons ! J’ai soif de légèreté, de rire, d’insouciance, de désinvolture… Bienvenue dans ma vie ! Entrez, je vous en prie et trinquons ! Trinquons à l’espoir, à l’amitié, à l’amour, à l’avenir !  Le ménage attendra bien encore un peu…

Bonheurs et Crispations

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Un bonheur ne vient jamais seul. C’est vrai.
Il n’aime pas la solitude. Le bonheur aime être partagé, offert, dédié. Il veut être reconnu. Même lorsqu’il rentre par la petite porte. Par l’entrée des artistes. Paradoxe de la célébrité… Vouloir être préservé tout en étant reconnu. Mais ce qu’il aime avant tout, le bonheur, c’est mutualiser sa ribambelle de petits grains de sel pour nous (re-)donner le goût de vivre, le goût d’aimer. Il se révèle alors dans son addition, sa multiplication, dans la justesse de son assaisonnement.
Et tel un virus, il se propage à la vitesse de l’amour. Un baiser, une caresse, une douceur, un éclat de rire, un clin d’oeil, et le voilà qui se démultiplie. Distillé avec parcimonie, il adore jouer à Cache-Cache. Il excelle dans cette discipline. Car même à découvert, il reste mystérieux. Insaisissable. L’une de ses cachettes préférées ? Suspendu à trois petits points.

« Coucou, je pensais à toi… Bisous »

Un bonheur ne vient jamais seul. C’est vrai.
Il arrive souvent accompagné. Flanqué de sa tripotée d’antonymes. Je ne parle pas ici seulement de ses compagnons d’infortune comme le malheur, la tragédie, les désastres et autres calamités mais plutôt de sa bande de potes un poil exaspérants qui ne le lâchent pas d’une semelle. Une association de malfaiteurs composée de petites frappes tels que Agacement, Contrariété, Irritation, Guigne, Déception, Impatience, Ennui et Crispation avec lesquels nous devons composer chaque jour que Dieu fait. Car s’il y a bien une vérité dans ce bas-monde, c’est que – par principe – le bonheur est et sera régulièrement escorté par d’horripilants perturbateurs. Un peu comme une bernique sur sa baleine, un morceau de persil sur sa canine, des bouloches sur mon pull Zadig et Voltaire. Pareil.

Et s’il était besoin d’en faire la preuve, voici tout spécialement pour vous ma nouvelle saga d’été intitulée Bonheurs et crispations. Un patchwork de petites et grandes joies estivales et de leurs inséparables crispations. (J’aime le mot crispation qui résume parfaitement la réaction chimico-corporelle qui se produit lorsque surgit l’élément perturbateur opèrant une OPA hostile sur mon état de décontraction existentielle).

Dans un désordre assumé, non régulier, toujours spontané, je tenterai de retranscrire, au plus juste, l’inventaire de mes bonheurs contrariés mais qui finalement font que j’aime plus que tout cette existence faite d’autant de contractions que de relâchements. Et par les temps qui courent, c’est peu de le dire…

Allez c’est parti ! Tenez, pas plus tard qu’hier…

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Bonheurs & Crispations – Épisode n°1.

Lundi 1er août. 16h34. Six-Fours-Les-Plages.
Soleil au zénith. Mistral au taquet.

Alors que je pose mon séant encore immaculé (quoique déjà piqueté de petits points rouges gambas) sur la plage d’une petite ville côtière, en l’occurrence Six-Fours-les-plages qui, à mon grand effroi, n’a gardé de sa fonction de plage que le nom… (Sacrebleu ! Qui a eu l’idée totalement machiavélique de remplacer le doux tapis sablonneux de mon enfance par un tapis low cost de fakir ?)

Plage qui, ma foi, me vit grandir ponctuellement des décennies durant. Chaque vacances scolaires annonçait le même rituel:  2CV chargée à bloc + Autoroute du Soleil + Pépé Eugène (et sa balayette pour pieds ensablés) + Mémé Alfonsine (et son « Aïe ma fiiille » totalement inimitable) +  une paire de cousines + de la pastèque + de l’antésite = Bonheurs 100% garantis.

Un berceau d’amour inconditionnel aux saveurs épicées au creux duquel j’ai voulu, tout naturellement, cette année (si particulière pour moi) me nicher. Je ressentais, depuis des mois, le besoin impérieux de me fourrer à nouveau dans les jupons du passé pour y renifler les effluves d’une insouciance méditerranéo-familiale bénie qui seule pouvait m’aider à réparer, en toute sécurité, mon coeur cassé.

Bonne idée. Effet immédiat.

Hier donc, rien ne semblait pouvoir altérer ce sentiment de parfaite plénitude et de réconfort. Rien à part une chose. Cette chose !

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Ne vous y trompez pas ! Derrière ce qui ressemble à un masque de plongée se cache en réalité un OVNI autrement dit un « Objet Véritablement Nuisible et Ignoble ».
Et c’est par une supplication de ma délinquante progéniture qui souhaitait acquérir la chose que le drame débuta. Mon coeur de maman épuisée n’a pas su résister. Pourtant, je savais au fond de moi que je commettais une erreur élémentaire. Je savais que j’aurais dû refuser catégoriquement que Le Masque entre dans notre vie. « Moi vivante ? Jamais ! tu m’entends ? Jamais !». Je savais cela. Et pourtant, c’est avec un fébrile et désespéré « Mouif… » que j’obtempérais sans combat ni gloire. Malgré tout, dans un sursaut de lucidité, je laissais échapper un peu convaincant mais néanmoins bruyant: « Mais je vous préviens ! Pas la peine de me demander de l’ajuster à votre taille, compris ?! La réponse sera NON ! »

Comment fait-elle (« elle », cette enfant adulée née à la fin du siècle dernier) pour me retourner comme une crêpe en quelques micro-secondes ? Depuis le temps, je n’ai toujours pas compris sa stratégie bien rodée, huilée à la perfection. Elle choisit toujours le moment opportun. Celui où mon autorité est la plus « molle ». Un moment d’inconscience probable car je finis toujours entortiller autour de son petit doigts d’adolinquante manipulatrice catégorie Or olympique.
Associée à sa binôme légendaire, sa BFFPLV (entendez par là, Best Friend Forever Pour La Vie), toute aussi experte en la matière, je n’avais finalement aucune chance de gagner. Je me devais donc de résister sur la non-exécution du réglage de cet engin du désespoir.

Ah ! Satané coeur tout mou…

Il m’aura fallu pas moins de quarante minutes au cours desquelles je perdais l’intégralité de ma dignité et quelques poignées de cheveux pour abdiquer face à ce démoniaque objet qui résista de toutes ses forces à mon injonction de s’agrandir ! Je m’étais pourtant posée longuement avant d’agir, afin d’observer et de comprendre, une bonne fois pour toutes, le pervers mécanisme d’ajustement crânien engendré par son luciférien concepteur. Je me disais que, malgré tout, il devait bien avoir une once d’humanité dans ce bonhomme (je ne peux croire qu’une femme puisse commettre un tel méfait) et qu’il avait laissé un infime espoir à qui souhaiterait mettre cette chose sur son nez sans mourir d’asphyxie et sans perdre la moitié de sa superficie crânienne.

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Et oui, comme en témoigne la photo, il y a bien un semblant de système de blocage et de déblocage supposé permettre d’agrandir ou de réduire cette p*.%/;€ de lanière ! Une supercherie qui laisse entrevoir l’espoir d’une issue favorable. Foutaise que tout cela ! Mensonge éhonté ! Poussé d’un coté ou de l’autre, ce mécanisme n’aboutit qu’à un seul résultat: RIEN ! Rien ne bouge ! Pas un cran ne passe. Pas un millimètre d’élastique ne cède. Rien ne cède à part MA RAISON !

 

Alors, je vous le demande ! Qui ?! Qui a osé inventer un objet aussi méphistophélique  (oui bon je sais… c’est un caprice. Je voulais absolument sortir un mot compte triple. Voilà qui est fait. À vous maintenant de le replacer dans vos apéros estivaux. Effet garanti). Bref, reprenons. Qui ? Qui déteste autant l’humanité pour avoir créé un tel monstre ? Hein !?

Le combat fut rude. Inégal. Perdu d’avance. Je finis par tirer de toutes mes forces sur la chose qui résista encore et encore. J’étais prête à sacrifier mon investissement (7 euros 60, tout d’même !).  J’étais prête à l’écarteler. À le grignoter rageusement toutes incisives dehors. Je voulais l’écraser. Je voulais l’anéantir ! Et tout cela sous les yeux esbaudis des terriens dénudés qui rougissaient ( de honte ?) à mes côtés. Et je ne vous parle pas du regard goguenard des mâles qui se gaussaient de mes déboires maternelles.

Adieu dignité, adieu glamour et féminité. Bonjour hystérie, gesticulation transcendantale et inventaire lexical animalier. Tout aussi irrationnelle était mon étrange déambulation névrotique au bord de l’eau lorsque je répondais aux injonctions de résultat d’objectif de mes traitresses qui tout en pataugeant dans la Grande Bleu, exécutaient un étrange haka océanien en hurlant un mystérieux mantra qui me glaçait d’effroi : « Aloooooreumôôôômaaann, Aloooooreumôôôômaaan, Alooooomôôôômaaan ». Il fallait fissa-fissa que je leur lance l’objet du délit… et à la bonne taille, s’il vous plait ! Objet qu’elles reçurent en envoi express, c’est-à-dire éjecté manu militari façon lancer de javelot herculéen en pleine tempête de vagues… et toujours irrémédiablement dans la même position c’est-a-dire dans son jus, re-c’est-à-dire: immettable pour qui est de la famille des homosapiens.

Et pourtant, dieu que cette journée avait bien commencé…

 

Le premier dessin de cet article sort tout droit d’une BD très chouette. Pour la découvrir c’est ICI

À lire sous les palmiers !

C'EST L'ÉTÉ !

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Un dimanche à Paris

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Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître. Sacha Guitry

 

Monsieur Renaud, l’authentique présence

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Bon okay.

Je l’avoue bien volontiers, cette petite carte reçue ce matin même dans ma boite aux lettres, fut pour moi source d’une joie profonde et d’une impétueuse fierté que j’eus bien du mal à contenir tout au long de la journée. Rester digne dans  l’exultation, pour une méditerranéenne un poil survoltée, est et restera toujours un objectif quelque peu ambitieux.

Certes, l’auteur de cette délicate missive est un artiste amplement connu et reconnu mais c’est surtout une belle âme. Authentique. Élégante. Unique. Résiliente.

Alors en pleine envolée musicale (300 000 exemplaires en une semaine… voilàvoilà), Monsieur Renaud prend le temps de la gratitude. Il pose sa conscience et sa tendresse sur son prochain. Et en l’occurrence, sur sa prochaine.

Prendre le temps de la gratitude

Un acte simple au demeurant mais qui me touche intimement et ravive mes besoins d’authenticité, de simplicité et de congruence. Valeurs bien malmenées, parfois.

Cela confirme également ce que les recherches en psychologie positive nous révèlent: la gratitude est l’ADN du Bonheur.

Alors, en cette fin de journée heureuse, Monsieur Renaud, je voulais simplement vous dire: MERCI

Sophie

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La liste de mes peurs… à surmonter !

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Comme vous vous en doutez certainement, il m’arrive encore malgré mon chouette métier de gratouilleuse de bonheur de me sentir comme ce cordonnier passionné par son travail, convaincu de la noblesse et de la qualité de ses matières, de la pertinence des valeurs auxquelles il croit et qui pourtant cache derrière son comptoir une vilaine petite paire de pantoufles trouées. Un vieil adage auquel j’essaie d’échapper régulièrement.

C’est pourquoi j’ai décidé, il y a quelques mois, et alors que j’écrivais ledit manuscrit sur les peurs, j’ai décidé disais-je, d’enfiler mes bottes de sept lieues et de sortir de derrière mon comptoir pour m’engager pleinement dans ce voyage à vos côtés, sac au dos, prête à le lancer par-dessus tous les murs que je croiserai.

Il m’a fallu pour cela convoquer quelques-unes de mes peurs afin de leur faire face puis tenter de les surmonter (parfois avec succès) et apprécier l’impact de leur éradication (totale ou partielle) sur ma vie. Voici donc pour vous , ici même, la fameuse liste de mes peurs à surmonter.

Une liste consciencieusement rédigée il y a un an. Le résultat de ma conquête personnelle est à découvrir à la fin de mon ouvrage, héhéhé!

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J’ai peur :

de voyager seule (c’est pourquoi je voyage en votre compagnie) ;

de prendre l’avion (je suis capable des pires stratagèmes pour n’avoir jamais à le faire) ;

des parkings souterrains (très légèrement problématique quand on habite en plein centre de Paris) ;

de conduire (cf. parkings souterrains + 1254 prétextes tous très valables) ;

du RER… Beurk ;

STOP ! Question : aurais-je, à tout hasard, une petite problématique pour me déplacer ? À en croire ce début de liste, cela semble fort probable. En conséquence, si j’obéis sagement à mes peurs, j’ai un risque non négligeable de finir ma vie engluée dans mon canapé, la télécommande incrustée dans la main droite, une tablette de Crunch® dans l’autre… Atroce ;

des chiens errants ou non tenus en laisse (que je vois tous comme d’affreux sanguinaires lorsqu’ils croisent ma route. Et qu’ils aient la tête de Snoopy n’y change rien) ;

de la maladie et de la souffrance que cela engendre pour soi et pour l’entourage ;

 de la mort de mes proches ;

du désamour (ne plus voir dans le regard de celui ou celle qu’on aime cette infime étincelle et ne percevoir qu’absence ou mépris) ;

des routes de montagnes (même des routes corses ou toscanes à mon grand désarroi… Tiens tiens, encore une histoire de voiture) ;

de l’échec (dû à un manque d’investissement) ;

de la violence soudaine et gratuite ;

des safaris (au grand dam de mon mari) ;

de la page blanche (je viens de passer les trois derniers mois la plume anémiée, une horreur !) ;

d’être lue (mais ça, c’était avant) ;

de ne pas être lue (ça, c’est maintenant) ;

des manipulateurs pervers (croisés quelquefois…) ;

de la perte de ma liberté ;

de la séparation ;

de décevoir ;

de me décevoir ;

de laisser passer le train de la réussite… par flemme ou par inattention ;

des manèges ascensionnels ;

de sauter en parachute ;

de l’insécurité financière ;

des banquiers (ceci explique peut-être cela) ;

des démarches administratives (une phobie administrative dont je me sais atteinte comme beaucoup d’autres d’après la rumeur) ;

d’être dépendante (de corps, de cœur et d’esprit) ;

des mauvaises rencontres… que ma fille pourrait faire (en bonne poule-louve, je couve et je montre les crocs. Chez nous, les poules ont des dents de loup) ;

de l’abandon (vieille peur karmique, m’a-t-on dit) ;

des extrêmes (j’aime l’équilibre, le juste milieu) ;

de l’addiction (même combat) ;

de l’étouffement (aussi bien littéralement que symboliquement).

(Extrait « Même pas peur! »)

Soyons honnêtes. Cette liste est loin d’être exhaustive mais j’ai réussi à surmonter quelques-unes d’entre elles en quelques mois. Fierté. Pour découvrir lesquelles et comment, il faut vous rendre en page 219 de mon grimoire Même pas peur !.

Oui, je sais c’est moche.

Et vous ? Quelle est votre liste des peurs à surmonter ? Et quelles peurs avez-vous déjà surmontées ?

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Belle journée mes chers lect’Ors !
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Inspiration savonneuse

IMG_2763Ma salle de bain est un lieu de créativité hautement stratégique. Un espace d’innovation existentielle. Quelques mètres carrés dans lesquelles réflexion et inventivité sont les souveraines d’un royaume esthétique.

C’est en effet dans cette contrée poudrée que se prennent mes plus grandes décisions et que naissent mes plus belles inspirations. Là, devant le miroir, entre un trait d’eye-liner et une échappée de mascara.

Des intuitions « insight », comme dirait mon amie Isabelle Fontaine qui connait bien son sujet. Des évidences qui jaillissent sans prévenir alors que j’applique consciencieusement le dernier Dior dont le rouge podium tente de redonner un peu rondeur à des lèvres têtues et pincées.

Des prises de conscience, des révélations, des ébauches, des prémonitions, des certitudes, des fulgurances, des débuts prometteurs, des fins de règne. Des inspirations essentielles survenues là, juste là, alors que mon regard s’attarde sur mon reflet fardé. Un reflet qui semble prendre un malin plaisir à révéler au grand jour un échantillon de mon âme. Bref, c’est ici que ma vie revêt les apparats qui ornent mon corps et mes pensées. Une créativité inféodée à mon miroir.

Mais ce moment précis où la révélation « est » n’est finalement que l’apogée d’une méditation savonneuse commencée quelques minutes plus tôt sous le jet de mon pommeau de douche d’où s’échappe, chaque matin, une fine pluie d’idées mouillées.

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Un rituel immuable, spontané, mécanique.
Mon esprit barbote, vagabonde et tourbillonne au fil de l’eau avant de s’amarrer aux éphémères rêveries qui frissonnent en moi. Des pensées créatives qui fleurissent de manière anarchique, désordonnée, presque accidentelle comme le font les fleurs sauvages des prairies lorsque sonne l’heure de la récréation printanière et qu’un vent de liberté les fait frémir de plaisir.

Voilà c’est ça. C’est exactement ça. Pendant que je me lave et me prépare, mon esprit gambade dans une prairie inondée de pensées sauvages tandis que ma bouche diorisée tente avec bravoure de reproduire les exquises notes émises par une Adèle agaçante de perfection.

Un braillement qui finira un jour par un avis d’expulsion pour cause d’harcèlement moral aggravé sur mon voisin qui, il y a peu, a avalé sa boite de boules Quiés dans un moment de confusion mentale. Il répète depuis, à qui veut l’entendre, qu’une mystérieuse inconnue à la voix criarde ne cesse de lui téléphoner alors même que son téléphone ne sonne pas. Tous les jours, entre 6h30 et 7h15, elle lui assène de fracassants « Helloooo, it’s me ». Pathétique.

Bref.

Je frotte. Je mousse. Je rince. J’essuie. Je farde et je m’époumone. Lorsque soudain… quelque chose vibre en moi.

Je sens poindre le germe d’une intuition créative dont je pressens la volonté de naitre et la force. Il me faut alors, toute affaire cessante, attraper une feuille, un cahier, un bout de serviette en papier, un coton, un ticket de métro usagé, bref tout se qui ressemble de près ou de loin (de très loin même parfois) à un quelconque réceptacle d’inspiration spontanée.

Mais l’inspiration, c’est quoi au juste ? C’est un état d’exaltation. Une ferveur associée à une idée plus forte que les autres qui déferle tel un ouragan cérébral. Qui emporte tout. Dévaste tout. Et peut si son énergie est canalisée changer le cours des choses. Au minimum le cours de la matinée. Au maximum le cours d’une vie.

C’est une urgence. Une immédiateté. Elle doit être ou mourir. Car à peine a-t-elle éclos que déjà elle se fane. Le temps de cette géniale substance créative est compté. Quelques secondes, une ou deux minutes tout au plus. Il me faut donc la retenir par tout les moyens. L’inscrire, la graver, l’emprisonner dans les fibres protectrices du papier. Combien de créations m’ont ainsi échappé alors que je pensais imprudemment pouvoir les retenir dans les filets de mon esprit. Je sais désormais qu’il me faut les embastiller.

Vite un crayon. Vite vite vite. Viiiite.

Arght ! Vite un autre crayon.

Le premier ne marche.

Le premier ne marche jamais.

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Avez-vous remarqué cela ? Chaque fois que l’on a quelque chose d’urgent à noter, comme lorsque l’on est au téléphone et que notre interlocuteur pressé nous presse, chaque fois le premier stylo que l’on choisit, que l’on sélectionne pourtant en toute liberté, en toute indépendance, en toute conscience, chaque fois, ce crayon ne crayonne pas. Ce stylo ne stylotte pas. Ce stabilo ne stabilotte pas. Ce maudit feutre ne feutrine pas. Il raye la page, c’est tout.

Il m’est arrivé d’enchaîner les stylos morts. Comme une malédiction.

À croire que mes trousses regorgent de crayons inutiles, périmés, agonisants, cassés, machouillés, en grève. Une lutte s’engage alors pour retenir l’infidèle créativité alors que mes troupes sont en pleine mutinerie.

Et puis, le miracle. Parmi tous ces donneurs d’encre rebelles, il y en a un qui consent à m’épauler et m’autorise à extraire cette matière brute qui ne demande qu’à être exploitée.

Ma main tremble, hésite, recule, revient dans la bataille pour aller chercher ces mots éparses qui s’évadent comme s’ils recouvraient la liberté après des années d’emprisonnement.

Ma plume accélère. Comme possédée. Elle veut aller plus vite, plus vite, plus vite encore. Elle devance ma pensée et glisse sur le papier en formant des mots illisibles. Les boucles et bâtons des lettres sont inutiles. Pas le temps de faire joli, pas le temps de séduire. Il y a plus urgent. Plus essentiel. Pour l’heure, répétitions, fautes d’orthographe, ratures, tout cela n’est rien.  Rien ne doit enrayer le processus. Sauvegarder l’infime inspiration, là est ma mission.

Et c’est exactement comme cela qu’est née la présente chronique. Conçue dans les règles de l’art alors que j’étais savonnée des pieds à la tête. Grelottante de froid, à moitié nue, me voici dégoulinant sur un parquet désabusé par tant d’incivisme quotidien. Mon corps à froid mais mon esprit bouillonne. Je savoure cet instant victorieux. Ce matin encore, j’ai vaincu. Je l’ai vaincue. Soumise et domptée, la chrysalide est devenue papillon.

Oui, c’est ainsi qu’est née cette chronique. Comme (presque) toutes les autres avant elle.

Et vous ? D’où part votre inspiration ?

Belle journée à vous MesLect’Ors !

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Bonheur Vianesque

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Il y a des jours en robe sombre

Des jours où le ciel se charge d’ombre

Et puis viennent des jours

Trop rares et trop courts

Où tout paraît soudain revivre

Il y a des jours en robe pâle

Au visage gris, aux lèvres sales

Et puis viennent des jours

En robe de velours

Où tout vient vous parler d’amour

C’est un regard c’est un mouvement

Un ange bleu qui passe

C’est un hasard, un geste un moment

Un mot que l’on ramasse

Et on reste seul avec un rêve

Il s’appelle Adam, on s’appelle Ève

Et pour toute la vie

On rentre au paradis

D’où l’on n’était jamais partis.

 

J’avais envie de partager avec vous les dernières paroles écrites par Boris Vian pour Magali Noël, juste avant de mourir. Peut-être l’ultime vision de la fragilité du bonheur et de la vie vu par un poète devenu éternel.

Mon humeur du jour, à n’en pas douter.

Je vous souhaite à tous un doux week-end !

Action: 1 – Peur: 0

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La peur ne résiste pas à l’action.
C’est une belle leçon que j’ai apprise des artistes avec lesquels j’ai partagé un bout de chemin. Je les ai pourtant vus trembler et douter de la valeur de leur travail. J’ai partagé leurs joies, leurs succès mais aussi leurs peines et leurs colères de ne pas réussir à transmettre ce qu’ils avaient à cœur d’offrir. Je les ai vus reculer, hésiter, mettre un genou à terre, prêt à capituler sous la pression, sur le point de céder à leurs terreurs intérieures. Après tant de travail et de répétitions, leur premier spectateur restait encore et toujours : GJS alias Grand Juge Suprême (cet intransigeant juge intérieur). Pieds, poings et tripes liés par le trac, gorge sèche, tremblement, peur panique de ne plus savoir son texte alors que le public attend son dû derrière l’épais rideau rouge. Quelle étrange impression que de faire son entrée dans l’arène.

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Et puis, il y a cette seconde, juste avant. Une sensation de vertige alors que le mur de velours se lève emportant dans ses mailles l’envahissante compagne. Un moment de grâce infinie où s’opère la magie de l’audace. La peur n’a pas sa place sur scène. Elle est de trop et ne résiste pas au premier acte. Une force créative puissante la pulvérise. Sur scène, les artistes deviennent invincibles. Plus aucun symptôme ne subsiste. Ils sont en action, incarnés, concentrés, déterminés, habités. Ils SONT. Pas de place pour le doute : pendant l’action, la réflexion est inutile. Elle n’a de sens qu’avant ou après. Mais pendant, c’est le FAIRE et l’ÊTRE qui prime.

L’art est action ! L’action est un art !

En fait, la raison qui les pousse à monter sur scène est qu’il y a quelque chose de plus important que la peur : une force créatrice dont la voix porte plus loin, plus haut et plus fort que toutes celles qui leur murmurent qu’ils vont échouer. Une évidence, une fulgurance que rien n’arrête et qui les étoufferait à petit feu si l’on tentait de la bâillonner.
Cette force d’action vient de cette certitude absolue d’être au bon endroit et d’avoir une mission à accomplir: celle de ré-enchanter ce monde accidenté.

Belle journée à vous mes chers lect’Ors !

La suite est à découvrir dans le livre « MÊME PAS PEUR ! » (Éditions Eyrolles). Pour le trouver, c’est ici AMAZON (ou dans toutes bonnes librairies)

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