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Un dimanche à Paris

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Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître. Sacha Guitry

 

Monsieur Renaud, l’authentique présence

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Bon okay.

Je l’avoue bien volontiers, cette petite carte reçue ce matin même dans ma boite aux lettres, fut pour moi source d’une joie profonde et d’une impétueuse fierté que j’eus bien du mal à contenir tout au long de la journée. Rester digne dans  l’exultation, pour une méditerranéenne un poil survoltée, est et restera toujours un objectif quelque peu ambitieux.

Certes, l’auteur de cette délicate missive est un artiste amplement connu et reconnu mais c’est surtout une belle âme. Authentique. Élégante. Unique. Résiliente.

Alors en pleine envolée musicale (300 000 exemplaires en une semaine… voilàvoilà), Monsieur Renaud prend le temps de la gratitude. Il pose sa conscience et sa tendresse sur son prochain. Et en l’occurrence, sur sa prochaine.

Prendre le temps de la gratitude

Un acte simple au demeurant mais qui me touche intimement et ravive mes besoins d’authenticité, de simplicité et de congruence. Valeurs bien malmenées, parfois.

Cela confirme également ce que les recherches en psychologie positive nous révèlent: la gratitude est l’ADN du Bonheur.

Alors, en cette fin de journée heureuse, Monsieur Renaud, je voulais simplement vous dire: MERCI

Sophie

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La liste de mes peurs… à surmonter !

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Comme vous vous en doutez certainement, il m’arrive encore malgré mon chouette métier de gratouilleuse de bonheur de me sentir comme ce cordonnier passionné par son travail, convaincu de la noblesse et de la qualité de ses matières, de la pertinence des valeurs auxquelles il croit et qui pourtant cache derrière son comptoir une vilaine petite paire de pantoufles trouées. Un vieil adage auquel j’essaie d’échapper régulièrement.

C’est pourquoi j’ai décidé, il y a quelques mois, et alors que j’écrivais ledit manuscrit sur les peurs, j’ai décidé disais-je, d’enfiler mes bottes de sept lieues et de sortir de derrière mon comptoir pour m’engager pleinement dans ce voyage à vos côtés, sac au dos, prête à le lancer par-dessus tous les murs que je croiserai.

Il m’a fallu pour cela convoquer quelques-unes de mes peurs afin de leur faire face puis tenter de les surmonter (parfois avec succès) et apprécier l’impact de leur éradication (totale ou partielle) sur ma vie. Voici donc pour vous , ici même, la fameuse liste de mes peurs à surmonter.

Une liste consciencieusement rédigée il y a un an. Le résultat de ma conquête personnelle est à découvrir à la fin de mon ouvrage, héhéhé!

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J’ai peur :

de voyager seule (c’est pourquoi je voyage en votre compagnie) ;

de prendre l’avion (je suis capable des pires stratagèmes pour n’avoir jamais à le faire) ;

des parkings souterrains (très légèrement problématique quand on habite en plein centre de Paris) ;

de conduire (cf. parkings souterrains + 1254 prétextes tous très valables) ;

du RER… Beurk ;

STOP ! Question : aurais-je, à tout hasard, une petite problématique pour me déplacer ? À en croire ce début de liste, cela semble fort probable. En conséquence, si j’obéis sagement à mes peurs, j’ai un risque non négligeable de finir ma vie engluée dans mon canapé, la télécommande incrustée dans la main droite, une tablette de Crunch® dans l’autre… Atroce ;

des chiens errants ou non tenus en laisse (que je vois tous comme d’affreux sanguinaires lorsqu’ils croisent ma route. Et qu’ils aient la tête de Snoopy n’y change rien) ;

de la maladie et de la souffrance que cela engendre pour soi et pour l’entourage ;

 de la mort de mes proches ;

du désamour (ne plus voir dans le regard de celui ou celle qu’on aime cette infime étincelle et ne percevoir qu’absence ou mépris) ;

des routes de montagnes (même des routes corses ou toscanes à mon grand désarroi… Tiens tiens, encore une histoire de voiture) ;

de l’échec (dû à un manque d’investissement) ;

de la violence soudaine et gratuite ;

des safaris (au grand dam de mon mari) ;

de la page blanche (je viens de passer les trois derniers mois la plume anémiée, une horreur !) ;

d’être lue (mais ça, c’était avant) ;

de ne pas être lue (ça, c’est maintenant) ;

des manipulateurs pervers (croisés quelquefois…) ;

de la perte de ma liberté ;

de la séparation ;

de décevoir ;

de me décevoir ;

de laisser passer le train de la réussite… par flemme ou par inattention ;

des manèges ascensionnels ;

de sauter en parachute ;

de l’insécurité financière ;

des banquiers (ceci explique peut-être cela) ;

des démarches administratives (une phobie administrative dont je me sais atteinte comme beaucoup d’autres d’après la rumeur) ;

d’être dépendante (de corps, de cœur et d’esprit) ;

des mauvaises rencontres… que ma fille pourrait faire (en bonne poule-louve, je couve et je montre les crocs. Chez nous, les poules ont des dents de loup) ;

de l’abandon (vieille peur karmique, m’a-t-on dit) ;

des extrêmes (j’aime l’équilibre, le juste milieu) ;

de l’addiction (même combat) ;

de l’étouffement (aussi bien littéralement que symboliquement).

(Extrait « Même pas peur! »)

Soyons honnêtes. Cette liste est loin d’être exhaustive mais j’ai réussi à surmonter quelques-unes d’entre elles en quelques mois. Fierté. Pour découvrir lesquelles et comment, il faut vous rendre en page 219 de mon grimoire Même pas peur !.

Oui, je sais c’est moche.

Et vous ? Quelle est votre liste des peurs à surmonter ? Et quelles peurs avez-vous déjà surmontées ?

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Belle journée mes chers lect’Ors !
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Inspiration savonneuse

IMG_2763Ma salle de bain est un lieu de créativité hautement stratégique. Un espace d’innovation existentielle. Quelques mètres carrés dans lesquelles réflexion et inventivité sont les souveraines d’un royaume esthétique.

C’est en effet dans cette contrée poudrée que se prennent mes plus grandes décisions et que naissent mes plus belles inspirations. Là, devant le miroir, entre un trait d’eye-liner et une échappée de mascara.

Des intuitions « insight », comme dirait mon amie Isabelle Fontaine qui connait bien son sujet. Des évidences qui jaillissent sans prévenir alors que j’applique consciencieusement le dernier Dior dont le rouge podium tente de redonner un peu rondeur à des lèvres têtues et pincées.

Des prises de conscience, des révélations, des ébauches, des prémonitions, des certitudes, des fulgurances, des débuts prometteurs, des fins de règne. Des inspirations essentielles survenues là, juste là, alors que mon regard s’attarde sur mon reflet fardé. Un reflet qui semble prendre un malin plaisir à révéler au grand jour un échantillon de mon âme. Bref, c’est ici que ma vie revêt les apparats qui ornent mon corps et mes pensées. Une créativité inféodée à mon miroir.

Mais ce moment précis où la révélation « est » n’est finalement que l’apogée d’une méditation savonneuse commencée quelques minutes plus tôt sous le jet de mon pommeau de douche d’où s’échappe, chaque matin, une fine pluie d’idées mouillées.

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Un rituel immuable, spontané, mécanique.
Mon esprit barbote, vagabonde et tourbillonne au fil de l’eau avant de s’amarrer aux éphémères rêveries qui frissonnent en moi. Des pensées créatives qui fleurissent de manière anarchique, désordonnée, presque accidentelle comme le font les fleurs sauvages des prairies lorsque sonne l’heure de la récréation printanière et qu’un vent de liberté les fait frémir de plaisir.

Voilà c’est ça. C’est exactement ça. Pendant que je me lave et me prépare, mon esprit gambade dans une prairie inondée de pensées sauvages tandis que ma bouche diorisée tente avec bravoure de reproduire les exquises notes émises par une Adèle agaçante de perfection.

Un braillement qui finira un jour par un avis d’expulsion pour cause d’harcèlement moral aggravé sur mon voisin qui, il y a peu, a avalé sa boite de boules Quiés dans un moment de confusion mentale. Il répète depuis, à qui veut l’entendre, qu’une mystérieuse inconnue à la voix criarde ne cesse de lui téléphoner alors même que son téléphone ne sonne pas. Tous les jours, entre 6h30 et 7h15, elle lui assène de fracassants « Helloooo, it’s me ». Pathétique.

Bref.

Je frotte. Je mousse. Je rince. J’essuie. Je farde et je m’époumone. Lorsque soudain… quelque chose vibre en moi.

Je sens poindre le germe d’une intuition créative dont je pressens la volonté de naitre et la force. Il me faut alors, toute affaire cessante, attraper une feuille, un cahier, un bout de serviette en papier, un coton, un ticket de métro usagé, bref tout se qui ressemble de près ou de loin (de très loin même parfois) à un quelconque réceptacle d’inspiration spontanée.

Mais l’inspiration, c’est quoi au juste ? C’est un état d’exaltation. Une ferveur associée à une idée plus forte que les autres qui déferle tel un ouragan cérébral. Qui emporte tout. Dévaste tout. Et peut si son énergie est canalisée changer le cours des choses. Au minimum le cours de la matinée. Au maximum le cours d’une vie.

C’est une urgence. Une immédiateté. Elle doit être ou mourir. Car à peine a-t-elle éclos que déjà elle se fane. Le temps de cette géniale substance créative est compté. Quelques secondes, une ou deux minutes tout au plus. Il me faut donc la retenir par tout les moyens. L’inscrire, la graver, l’emprisonner dans les fibres protectrices du papier. Combien de créations m’ont ainsi échappé alors que je pensais imprudemment pouvoir les retenir dans les filets de mon esprit. Je sais désormais qu’il me faut les embastiller.

Vite un crayon. Vite vite vite. Viiiite.

Arght ! Vite un autre crayon.

Le premier ne marche.

Le premier ne marche jamais.

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Avez-vous remarqué cela ? Chaque fois que l’on a quelque chose d’urgent à noter, comme lorsque l’on est au téléphone et que notre interlocuteur pressé nous presse, chaque fois le premier stylo que l’on choisit, que l’on sélectionne pourtant en toute liberté, en toute indépendance, en toute conscience, chaque fois, ce crayon ne crayonne pas. Ce stylo ne stylotte pas. Ce stabilo ne stabilotte pas. Ce maudit feutre ne feutrine pas. Il raye la page, c’est tout.

Il m’est arrivé d’enchaîner les stylos morts. Comme une malédiction.

À croire que mes trousses regorgent de crayons inutiles, périmés, agonisants, cassés, machouillés, en grève. Une lutte s’engage alors pour retenir l’infidèle créativité alors que mes troupes sont en pleine mutinerie.

Et puis, le miracle. Parmi tous ces donneurs d’encre rebelles, il y en a un qui consent à m’épauler et m’autorise à extraire cette matière brute qui ne demande qu’à être exploitée.

Ma main tremble, hésite, recule, revient dans la bataille pour aller chercher ces mots éparses qui s’évadent comme s’ils recouvraient la liberté après des années d’emprisonnement.

Ma plume accélère. Comme possédée. Elle veut aller plus vite, plus vite, plus vite encore. Elle devance ma pensée et glisse sur le papier en formant des mots illisibles. Les boucles et bâtons des lettres sont inutiles. Pas le temps de faire joli, pas le temps de séduire. Il y a plus urgent. Plus essentiel. Pour l’heure, répétitions, fautes d’orthographe, ratures, tout cela n’est rien.  Rien ne doit enrayer le processus. Sauvegarder l’infime inspiration, là est ma mission.

Et c’est exactement comme cela qu’est née la présente chronique. Conçue dans les règles de l’art alors que j’étais savonnée des pieds à la tête. Grelottante de froid, à moitié nue, me voici dégoulinant sur un parquet désabusé par tant d’incivisme quotidien. Mon corps à froid mais mon esprit bouillonne. Je savoure cet instant victorieux. Ce matin encore, j’ai vaincu. Je l’ai vaincue. Soumise et domptée, la chrysalide est devenue papillon.

Oui, c’est ainsi qu’est née cette chronique. Comme (presque) toutes les autres avant elle.

Et vous ? D’où part votre inspiration ?

Belle journée à vous MesLect’Ors !

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Bonheur Vianesque

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Il y a des jours en robe sombre

Des jours où le ciel se charge d’ombre

Et puis viennent des jours

Trop rares et trop courts

Où tout paraît soudain revivre

Il y a des jours en robe pâle

Au visage gris, aux lèvres sales

Et puis viennent des jours

En robe de velours

Où tout vient vous parler d’amour

C’est un regard c’est un mouvement

Un ange bleu qui passe

C’est un hasard, un geste un moment

Un mot que l’on ramasse

Et on reste seul avec un rêve

Il s’appelle Adam, on s’appelle Ève

Et pour toute la vie

On rentre au paradis

D’où l’on n’était jamais partis.

 

J’avais envie de partager avec vous les dernières paroles écrites par Boris Vian pour Magali Noël, juste avant de mourir. Peut-être l’ultime vision de la fragilité du bonheur et de la vie vu par un poète devenu éternel.

Mon humeur du jour, à n’en pas douter.

Je vous souhaite à tous un doux week-end !

Action: 1 – Peur: 0

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La peur ne résiste pas à l’action.
C’est une belle leçon que j’ai apprise des artistes avec lesquels j’ai partagé un bout de chemin. Je les ai pourtant vus trembler et douter de la valeur de leur travail. J’ai partagé leurs joies, leurs succès mais aussi leurs peines et leurs colères de ne pas réussir à transmettre ce qu’ils avaient à cœur d’offrir. Je les ai vus reculer, hésiter, mettre un genou à terre, prêt à capituler sous la pression, sur le point de céder à leurs terreurs intérieures. Après tant de travail et de répétitions, leur premier spectateur restait encore et toujours : GJS alias Grand Juge Suprême (cet intransigeant juge intérieur). Pieds, poings et tripes liés par le trac, gorge sèche, tremblement, peur panique de ne plus savoir son texte alors que le public attend son dû derrière l’épais rideau rouge. Quelle étrange impression que de faire son entrée dans l’arène.

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Et puis, il y a cette seconde, juste avant. Une sensation de vertige alors que le mur de velours se lève emportant dans ses mailles l’envahissante compagne. Un moment de grâce infinie où s’opère la magie de l’audace. La peur n’a pas sa place sur scène. Elle est de trop et ne résiste pas au premier acte. Une force créative puissante la pulvérise. Sur scène, les artistes deviennent invincibles. Plus aucun symptôme ne subsiste. Ils sont en action, incarnés, concentrés, déterminés, habités. Ils SONT. Pas de place pour le doute : pendant l’action, la réflexion est inutile. Elle n’a de sens qu’avant ou après. Mais pendant, c’est le FAIRE et l’ÊTRE qui prime.

L’art est action ! L’action est un art !

En fait, la raison qui les pousse à monter sur scène est qu’il y a quelque chose de plus important que la peur : une force créatrice dont la voix porte plus loin, plus haut et plus fort que toutes celles qui leur murmurent qu’ils vont échouer. Une évidence, une fulgurance que rien n’arrête et qui les étoufferait à petit feu si l’on tentait de la bâillonner.
Cette force d’action vient de cette certitude absolue d’être au bon endroit et d’avoir une mission à accomplir: celle de ré-enchanter ce monde accidenté.

Belle journée à vous mes chers lect’Ors !

La suite est à découvrir dans le livre « MÊME PAS PEUR ! » (Éditions Eyrolles). Pour le trouver, c’est ici AMAZON (ou dans toutes bonnes librairies)

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Sortie officielle « Même pas peur ! »

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Et voilà, c’est parti ! L’aventure « Même pas peur ! » commence et cela me met en joie.

J’espère que ce nouvel ouvrage vous plaira et que vous y trouverez de quoi surmonter vos peurs afin d’être plus heureux et de vous sentir plus libres.

Pour acheter mon grimoire, c’est ici: « Même pas peur ! » ou dans vos librairies préférées bien sûr !

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’ai le grand plaisir de relancer les selfies « Même pas peur ! ». Je me réjouie par avance de voir vos chouettes margoulettes !

En 2016, un seul mot d’ordre: MÊME PAS PEUR !

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Enfin, n’hésitez pas à poster vos peurs, vos défis MPP et/ou vos victoires sur vos peurs sur mon blog ou sur ma page Face Book: Concentré de Bonheur

À vite mes Lect’Ors !

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Même pas peur de 2016 !

Capture d’écran 2016-01-06 à 10.45.30Je commence l’année par une grande joie et croyez-moi, ce n’est pas du luxe au vu de cette éprouvante année 2015 que nous venons de quitter avec un certain soulagement. Une grande joie engendrée par la sortie imminente de mon nouveau livre « Même pas peur ! » aux Éditions Eyrolles (à paraitre le 25 janvier 2016) et que j’ai hâte de vous faire découvrir.

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Un ouvrage écrit avec une plume trempée dans l’encre de nos peurs. Se sont-elles senties convoquées ? Une chose est sûre, elles ne m’ont pas fait faux bond tout au long de ces mois d’écriture. Peur du rejet, du changement, de l’inconnu, de l’échec, j’en passe et des bien pires.

J’ai eu droit à leur oppressante présence dans presque tous les domaines de ma vie. Et pourtant aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est parce que j’ai su leur faire face et les affronter, une à une, qu’aujourd’hui je me sens plus forte, plus libre, plus authentique. Un supplément d’âme accroché au coeur.

Je suis fière d’avoir surmonté ces murs que je pensais être infranchissables. Fière de chaque petite victoire remportée. Chacune d’elle me donnant la force de croire en mes capacités à me relever, à faire front face aux inévitables tempêtes existentielles.

Si j’ai choisi d’appeler mon livre « Même pas peur ! », ce n’est pas pour affirmer que l’on peut chasser définitivement la peur de notre vie mais bien au contraire pour clamer haut et fort que nous pouvons vivre, aimer, agir et être heureux envers et avec nos peurs. Des peurs qu’il nous faut surmonter chaque jour. Des peurs que l’on prend par la main, que l’on rassure et avec lesquelles on s’élance.

« Même pas peur ! », une expression qui exprime parfaitement le sentiment ambivalent que l’on a alors même que l’on prononce ces mots, gonflé d’une audace et d’un orgueil fragiles, pris entre l’envie d’agir et celle de fuir à toutes jambes.

«Même pas peur !» Une affirmation dans laquelle transparaît une volonté sincère d’oser se dépasser tout en étant conscient du danger inhérent à se mettre en jeu, à faire face à l’inconnu et à la possible option de l’échec. Une expression populaire généralement attribuée aux enfants lorsqu’ils veulent prouver à leurs copains qu’ils sont capables de bien plus qu’ils ne l’imaginent mais qui, en secret, tremblent de tous leurs membres et prient pour qu’un événement extérieur vienne stopper leur folle décision.Capture d’écran 2016-01-06 à 10.57.10

Prononcer cette phrase est donc un moyen de se donner le courage nécessaire d’oser. C’est un contrat passé avec soi-même. Un engagement exprimé devant témoin et qui nous met, sitôt prononcé, face à nos responsabilités.

Et c’est ce que nous allons faire, vous et moi cette année ! Nous allons oser OSER ! Ensemble, nous allons voyager en 2016 pour faire de cette année une cuvée pleine d’audace et de renouveau !

Je suis heureuse de partager avec vous ce guide ludique, empreint d’amour et d’humour et qui, je l’espère de tout coeur, sera pour vous un fidèle et protecteur compagnon de route, veillant sur vos rêves, vous invitant à faire face à vos peurs, toutes vos peurs, qu’elles soient petites ou grandes, réelles ou fantasmées, exagérées ou asphyxiantes pour qu’enfin, elles ne vous empêchent plus de vivre la vie que vous vous êtes promise.

Alors, même pas peur ! Je vous souhaite un bon voyage en 2016 !

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PS: Rendez-vous le 25 janvier dans vos librairies :) Et pour ceux qui préfèrent internet, voici de quoi le pré-commander en cliquant: ICI (Amazon)

Résistance positive: Soyez Rebelle, Soyez Heureux !

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Extrait du livre « Même Pas Peur ! » (sortie 14 janvier 2016 – Eyrolles)          Frissons… Texte écrit il y a trois mois.

La peur de vivre, la peur d’aimer et la peur d’agir nous conduisent vers ce constat sans appel: nous avons, surtout et avant tout, peur d’être heureux en ces temps périlleux où l’humanité vacille . Et nous sommes en droit, effectivement, de nous questionner sur le sens de notre quête d’épanouissement . Peut-on décemment vouloir être plus heureux dans un monde qui affame, pille, exploite, blesse et assassine ? Pourquoi chercher la félicité existentielle quand l’humanité s’autodétruit et que sa terre d’accueil s’effrite inexorablement ? Que doit-on faire ? Que peut-on faire ? Comment ne plus trembler face à la terreur et laisser le bonheur pénétrer nos vies ? Ces questions toutes légitimes peineront, sans doute, à trouver leurs réponses .

Rechercher le bonheur dans cette vie, c’est ça le véritable esprit de rébellion !

Une invitation à oser le bonheur insufflée par Henrik Ibsen, dramaturge norvégien, qui nous rappelle que le vrai courage n’est pas d’opposer le mal au mal, ni de répondre à la violence par la violence, ni même de vivre malgré les dangers en feignant l’indifférence, mais bien d’avoir l’audace de croire que nous pouvons changer le cours des choses et d’agir en conséquence en déployant une force bien plus grande que la haine et la violence : la force de l’amour qui porte en son cœur le bien le précieux de l’Humanité, sa propre humanité .

Le courage de ne pas céder à la facilité en privilégiant l’agressivité, l’indifférence, le sarcasme, le jugement, l’humiliation, le pessimisme, le fatalisme, l’individualisme exacerbé… comportements destructeurs et ordinaires à portée de poing alors que l’altruisme, la solidarité, le partage, l’humour, l’optimisme, l’espérance, l’esprit de collectivité sont les expressions d’attitudes bien plus exigeantes et valeureuses .
Oser être heureux et se donner comme mission de transmettre cet art à ceux qui croisent notre route est donc un acte pleinement révolutionnaire à l’heure actuelle . Oui, ayez le courage de remplir votre espace vital de bienveillance, d’ouvrir votre cœur à l’altruisme et à cette puissante expression de l’amour qu’est l’humour .

Soyez Rebelle, Soyez Heureux !

A bientôt mes précieux lect’ORs

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